JEAN JACQUES VELASCO, Auteur de " OVNIS, l'évidence", INTERVIENT SUR DIVERSES
STATIONS DE RADIO NATIONALES
Dans
le cadre de la promotion de son ouvrage qui vient de paraître
aux éditions Carnot, Jean-Jacques
Velasco est intervenu ces derniers jours sur deux importantes
stations de radio : RMC et France Inter.
Sur France
Inter, c'est dans le cadre du journal de 13 h qu'il est intervenu
le 27 avril 2004. Sur RMC, il a participé à l'émission " on nous
la fait pas " d'Alain Marshall et Olivier Truchot le 28 avril
2004.
Ces deux
émissions, sous forme d'interview téléphonique, étaient de ce fait
très courtes.
Jean-Jacques Velasco à répondu aux questions banales des
journalistes, avec le plus grand sérieux qu'on lui connaît. Ces
interventions, ont été d'une bonne qualité et Jean Jacques
Velasco a pu évoquer le phénomène ovni sous un angle
scientifique, sensé et nous ne pouvons que le féliciter pour cet
important travail. N'en plaise aux détracteurs,(à eu de faire plus
!) Jean-Jacques Velasco démontre depuis son arrivée au Sepra, des
qualités relationnelles et de communication exceptionnelles,
vis à vis du grand public. Il à fait beaucoup, par la
publication de livres, ses conférences, sa participation aux
diverses réunions ufologiques, pour faire connaître et admettre
l'existence du phénomène ovni. La matière ufologique, qu'il
distille confidentiellement en dehors de ses interventions
publiques, nous permettent de constater que son rôle est
primordial pour l'ufologie Française, qui sans son acharnement
pour le phénomène, n'aurait pas l'intérêt qu'elle suscite dans les
milieux officiels mondiaux.
INFORMATIONS ET
COMMENTAIRES DE GILDAS BOURDAIS A PROPOS DE LA PARUTION DE DEUX
RECENTS OUVRAGES.
Bonjour à toutes et à tous,
J'ai le plaisir de confirmer la parution en librairies des deux
nouveaux livres, attendus ces jours-ci :
"OVNIS. L'évidence",
de Jean-Jacques Velasco avec Nicolas Montigiani -
Éditions Carnot (220 pages, 18 Euros)
OVNI : 60 ans de désinformation
de François Parmentier - Éditions du Rocher (300 pages, 18,90
Euros)
Voilà deux livres que tout ufologue devrait avoir sans tarder dans
sa bibliothèque, qu'ils soit connaisseur ou néophyte.
Le livre de Velasco, très classique, est particulièrement opportun
pour ceux ont abordé le sujet depuis peu.
Le livre de Parmentier est une lecture hautement conseillée pour
tous ceux qui veulent aller plus loin. Il leur expliquera, d'une
manière rigoureuse et parfaitement documentée, la question
centrale de l'ufologie depuis un demi-siècle, qui est celle du
secret et de la désinformation. Incidemment, il situe très bien
l'événement clé de 1947, l'affaire de Roswell, qui a déclenché la
politique américaine de "cover-up" sur les ovnis. Pour une étude
détaillée de cette histoire, qui a été attaquée plus que toute
autre par la puissante machine à désinformer, il n'est pas trop
tard pour lire également mon livre "Roswell. Enquêtes, secret et
désinformation", paru en février.
Bonne lecture !
Gildas Bourdais
Photo
communiquée par Yves Lignon, avril 2004, Jean-Jacques Velasco
présente son livre dans une grande librairie à Toulouse.
LA PHOTO TRUQUÉE DE PETIT RECHAIN
Thierry Veyt nous écrit et nous demande de
publier un article complémentaire sur l'affaire de Petit
Rechain que notre ami
Ananda Nuwanda
a développé dans de long articles que vous pouvez lire plus bas.
NOUS LE REMERCIONS ICI POUR SA CONTRIBUTION
La conjecture de l'inexistence des ovnis a été démontrée
rappel : conjecture = hypothése qui doit encore faire l'objet
d'une démonstration
Dans les années 50 , Donald Menzel , astrophysicien américain et
professeur d'université , annonça la boutade suivante : "
Apportez-moi un OVNI dans mon laboratoire et je l'étudierai". Si
on l'étudie , ce n'est plus un OVNI , parce qu'il devient alors
"identifié quelque chose" . En une ligne , Menzel a démontré
l'inexistence des ovnis.
Le label OVNI a donc été à tort apposé à des cas dont
l'investigation ultérieure définira les caractéristiques. La
période "cas inconnu" ou "phénomène inconnu" est une période
transitoire avant que l'on ait procédé à une analyse
sérieuse et approfondie. Parler d'OVNI-Boeing 747 ou d'OVNI-hallucination
n'a donc pas de sens.
L'erreur des amateurs d'ovnis va être de classer dans une même
catégorie dite "non-identifiée" des phénomènes de nature
différente que l'analyse prouvera comme telle (épilepsie
temporale, rentrée de satellites , méprise astronomique ,
dysfonctionnement de radar , bulles de convection , ...).
C'est cette confusion entre des phénomènes de nature différente
qui est à l'origine de la création de quelque chose qui n'existe
pas. Imaginons un pays dont la rumeur parle de l'existence d'un
animal monstrueux et inconnu. Si maintenant , on recueille des
indices et que l'on place dans une même catégorie de phénomènes
les restes d'estomac de ruminant et des ailes de chauve-souris ,
on créera de toutes pièces une chimère , la "vache ailée" ,
opération rendue possible par des erreurs de raisonnement.
Cette situation est aussi identique à celle d'une investigation
policière où l'on supposerait "un mystérieux assassin". Et si
l'on met dans pareil dossier des renseignements appartenant à
d'autres enquêtes policières voire à de simples rumeurs - sous
prétexte que l'assassin est inconnu - on créera de toutes pièces
"un monstre à 5 mains et à 10 têtes" . L'investigation policière
permet au contraire d'identifier l'assassin. Mais il n'existe
pas en absolu de "mystérieux assassin". Il existe bien un
assassin que l'absence ou l'insuffisance d'enquête rend inconnu
ou non-identifié.
En science , on étudie un phénomène après avoir défini la
caractéristique commune à tous les cas observés. Car on ne peut
étudier quelque chose qui n'a pas de caractéristiques , car
l'absence de caractéristiques résulte de l'absence d'observation
attentive du phénomène et non d'une propriété intrinsèque. Cette
absence de caractéristiques pour le "non-identifié" n'est donc
pas une caractéristique mais bien un ensemble de
caractéristiques très différente les unes des autres.
Il ne viendrait à l'esprit d'aucun scientifique d'étudier de la
même façon les foudres en boule , les hallucinations , les
rentrées de satellites et les méprises avec nos avions et pire
encore d'utiliser des arguments et des informations d'une
catégorie de phénomènes pour expliquer et démontrer des cas
relevant d'une autre catégorie de phénomènes. Et pourtant ,
c'est ce que font bon nombre d'amateurs d'ovnis en présentant un
portrait-robot d'un "phénomène" qui s'avère en réalité être un
pot-pourri de cas de nature différente.
Mélanger des données imaginaires , donc fausses (hallucinations,
canulars mais aussi estimations chiffrées de témoins- le
témoignage n'étant pas une mesure physique objective ni pour la
nature de celui-ci ni pour les distances et les vitesses) , avec
des données réelles (souvent mal interprétées) relève de
l'erreur scientifique pure et simple et serait d'ailleurs
sanctionnée si un tel travail était présenté comme thèse
scientifique.
Et à partir du moment où certains amateurs d'ovnis ne présentent
pas leurs travaux en vue d'un débat contradictoire ( thèse ,
articles dans des revues scientifiques , ...) mais au contraire
vendent des ouvrages qui recherchent le sensationnel , ceux-ci
font preuve de malhonnêteté intellectuelle.
On n'a jamais démontré l'existence d'un seul ovni et pour cause
(voir supra) et on n'enseigne pas l'ovni dans nos universités.
D'autres amateurs d'ovnis prétendent à tort qu'OVNI est égal à
OVSE (objet volant supposé extra-terrestre). Il n'y a aucune
preuve à ce jour d'une quelconque incursion d'engin
extra-terrestre dans nos cieux , ni détecté par télescope (un
engin venant de l'extérieur du système solaire , réfléchissant
la lumière solaire , se ferait détecter dès qu'il croise Jupiter
ou Saturne) ni photographié par les satellites d'observation
militaires ou civils , ni enregistré par les radars militaires
ou civils.
A propos des radars , il faut savoir qu'en période de crise
(guerre froide mais aussi psychose belge 1989-1990) ,
l'énervement est tel qu'il pousse souvent les généraux à vouloir
augmenter la sensibilité des radars. L'augmentation de cette
sensibilité permet ou permettrait de détecter plus facilement
des engins invisibles mais offre le désavantage de détecter
aussi des engins roulants (voitures,camions,...) et des masses
d'air plus denses (bulles de convection) appelées aussi
"fantômes" dans le jargon des radaristes.
Un club-ovni bruxellois a été en contact avec l'armée belge et a
suggéré d'augmenter la sensibilité des radars en pleine période
de crise. Ce que l'armée a fait avec le résultat que l'on sait
(détection de fantômes et origine de la psychose belge).
Le même cas s'est produit sur les radars américains du NORAD
(détection de missiles ennemis en haute altitude) en pleine
guerre froide et a généré la rumeur d'UFO.
En 1969 , le Comité Condon , créé par le Congrès américain ,
réunissant les plus éminents professeurs d'universités , a
élucidé plus de 85% des cas présentés (un bon millier) lors de
la remise de ses conclusions. Trente ans plus tard , 10 à 12 %
ont encore été élucidés. Et les 3 à 5 % restants ne l'ont pas
été par manque ou insuffisance d'information.
Un peu avant le Comité Condon , le "Projet Robertson" créé par
l'armée américaine est arrivé aux mêmes conclusions mais avec
13.000 cas étudiés et plus de 97% de cas élucidés.
Suite à ma demande , un club-ovni belge a refusé de modifier ses
statuts en vue de créer un organe réunissant partisans et
adversaires de la psychose belge de peur que cet organe n'arrive
aux mêmes conclusions que le Comité Condon et le Projet
Robertson.
Aujourd'hui , tous les scientifiques dignes de ce nom agréent
que la psychose belge 1989-1990 concorde bien avec ce qui est
décrit dans les rapports Condon et Robertson.
En cette matière , il ne faut pas confondre science et foi ,
recherche de la vérité et prosélytisme. Certains passionnés
d'ovnis , comme certains religieux , veulent prouver au monde le
bien-fondé de leur foi. Le scientifique lui recherche la vérité
quelle qu'elle soit.
L'ovni n'existe pas , son inexistence a été démontrée.
Thierry Veyt
1030 Bruxelles
N.B. 1) Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain et dire
à tous les passionnés d'ovnis qu'ils doivent tout arrêter.
Seulement cesser leurs erreurs et d'analyser globalement un
phénomène qui n'existe pas. Par contre , il est toujours utile
de trouver l'explication d'un mystère et de résoudre les
problèmes au cas par cas. En science , un seul cas suffit à
prouver l'existence d'un nouveau phénomène. En religion , c'est
la multitude de cas douteux qui conforte le croyant.
2)Notre science est holistique , en ce sens elle permet d'
"isoler" un phénomène et de l'étudier.Il n'y a donc pas de
phénomènes non-identifiables par nature. Une seule exception
toutefois : l'Univers comme ensemble de toutes choses pourrait
ne pas être identifiable dans sa totalité , car nous ne pouvons
l'isoler du reste (en dehors du Tout il n'y a rien) et en plus
nous sommes dedans et interagissons avec lui.Il n'y a donc pas
de sur-nature , par contre un univers dont l'existence nous pose
des angoisses métaphysiques.
DÉCÈS DE CLAUDE CHAPEAU
Par Guy TARADE
C'est avec une immense peine que nous venons d'apprendre la mort
de notre ami Claude Chapeau, survenue vendredi soir à l'hôpital
Pasteur à Nice.
Claude luttait depuis des mois contre la terrible maladie de
Charcot.
Fondateur et coordonnateur de l'Union Européenne de Chercheurs
pour le Droit de Savoir, il était Lauréat de l'Académie Nationale
des Sciences Arts et Belles Lettres.
Résistant de la première heure, Claude avait été incarcéré dans
les prisons franquistes, avant de rejoindre la 2ème D.B. du
général Leclerc.
Grand invalide de guerre, mais doué d'une volonté de fer, il
participa à de nombreuses opérations de survie, en Afrique et en
Guyane. Ses aventures, relatées dans un ouvrage publié aux
Éditions Hachette, lui valurent de faire la Une de grande presse
française, dont Paris-Match.
Peintre de talent, reconnu par Jean Cocteau, certaines de ses
oeuvres sont exposées dans des églises et des chapelles du haut
pays niçois.
C'est après avoir observé avec des témoins, pendant plus de vingt
minutes, un "cigare volant" qui évoluait dans le ciel ibérique,
que Claude vint à l'ufologie. Très lié à Jimmy Guieu, c'est sous
son impulsion qu'il créa l'U.E.C.
En rapport avec de nombreux chercheurs sud-américains, il était en
permanence informé des événements insolites qui se déroulaient
dans cette partie du monde.
Toutes les associations ufologiques profitèrent de sa gentillesse
et de son sens de la communication. En effet, Claude diffusait
largement et sans aucun ostracisme les nombreux communiqués qui
lui parvenaient.
Un solide maillon de la grande chaîne d'union des chercheurs
parallèles vient de nous quitter, nous savons tous que son travail
et son action nous aurons permis de faire un petit pas dans le
domaine bien mystérieux de l'ufologie.
A sa famille et à tous ceux qui l'ont aimé, nous adressons nos
plus sincères et attristées condoléances.
Guy Tarade
PARUTION DU NOUVEAU NUMÉRO DE LA GAZETTE
FORTEENNE
C'est fait, il est
enfin paru le nouveau numéro de la Gazette Fortéenne. Un travail
TRÈS IMPORTANT réalisé par Jean Luc Riverra et son équipe. Nous
vous conseillons ardemment de vous procurer cet ouvrage
exceptionnel, riche et d'une qualité exemplaire. Bien des aléas du
au travail important que demande une telle publication ont été
surmonté. Mais le résultat est là. Un nouveau monument de
l'actualité fortéenne à votre disposition.
Marc Hallet a réagit immédiatement après la
parution de cet ouvrage. Il en reconnaît la qualité
exceptionnelle et conseil à tous de le lire, de se le procurer.
Marc Hallet est un spécialiste incontestable de l'affaire ADAMSKI.
Sans pour autant en accepter toutes ses remarques, il nous semble
important que vous ayez accès à ses idées et remarques, c'est
pourquoi nous reproduisons ci-après son étude, qui ne met en aucun
cas en doute la qualité exceptionnelle de ce nouveau numéro de LA
GAZETTE FORTEENNE. Toutes vos remarques seront également les
bienvenues et nous les reproduirons ici même si vous souhaitez
réagir.
Le
texte de Marc Hallet
Pour qui sonne
le glas ?
Après avoir, pendant de longues années, écrit l'histoire de
l'ufologie à sa façon, Jean Sider vient de se lancer dans une
autre discipline ; celle de la critique historique. Pour ce
premier essai, M. Sider se fait fort de "sonner le glas" du mythe
Adamski dont il semble vouloir passer pour le premier pourfendeur
francophone sérieux (Cfr. Gazette Fortéenne n°2). J'ai plutôt
l'impression que ce texte va sonner le glas d'une méthodologie...
sidérante !
Le ne vais pas m'appesantir sur les conclusions absurdes que
l'auteur a proposées au départ d'analyses incorrectes et de
confusions diverses. Je vais plutôt montrer en quoi et à quel
point sa méthodologie est extravagante...
Pour faire oeuvre d'historien sérieux, surtout dans le domaine de
la critique des événements, il faut se baser sur des références
nombreuses et solides. Il faut surtout examiner et citer les
sources les plus proches des événements, c'est-à-dire les écrits
de leurs témoins ou de leurs protagonistes, les interviews
directes de ceux-ci et les enquêtes réalisées le plus tôt possible
les concernant. Examinons donc ce que vaut réellement la
documentation de M. Sider...
A l'appui de son article, il cite en tout 90 références, ce qui
peut paraître beaucoup pour un texte de quelques pages. Mais ce
n'est là que poudre aux yeux car de nombreux livres ou articles
sont en fait cités un grand nombre de fois. Ainsi, le livre de
Bennet est cité 18 fois et celui de Moyer 5 fois. De simples
articles, comme ceux de Stupple ou Elswood, sont respectivement
cités 6 fois et 3 fois. Une revue comme UFO Magazine 10 ; 3
est citée deux fois. Mais je vais surtout montrer que l'auteur a
également cité des ouvrages qu'il n'a même pas lus, ce qui est un
comble pour quelqu'un qui se réclame d'une démarche objective !
Pour des événements dont l'essentiel s'est produit entre 1947 et
1965, J. Sider ne cite pratiquement que des textes postérieurs à
1980 et dont les auteurs ne furent en aucun cas associés aux
événements dont question. En outre, du strict point de vue
ufologique, on peut considérer ces auteurs comme des quasi
inconnus ou des "seconds couteaux". En revanche, M. Sider n'a même
pas lu certains travaux critiques incontournables (voir plus
loin). Quant aux écrits du principal protagoniste, je vais montrer
que M. Sider ne les a tout simplement pas lus du tout ou que s'il
en a lu un (Flying Saucers Have Landed), il ne l'a même pas
compris correctement !
Voyons en effet ce que M. Sider prétend avoir trouvé dans les
ouvrages d'Adamski...
Si l'on se réfère au premier paragraphe situé sous le titre
"Voyages utopiques et allégations mensongères" de l'article de
Jean Sider, on lit d'abord ceci : "Adamski a affirmé avoir
effectué plusieurs voyages spatiaux à bord d'une soucoupe volante
pilotée par (...) d'angéliques grands humanoïdes de type
aryen aux longs cheveux blonds." On apprend aussi que : "Dans
Inside the Space Ships, il raconte en détail son voyage sur la
Lune, sur Vénus et sur Mars..." Or, dans “Inside the Space
Ships”, précisément, Adamski a décrit plusieurs types non aryens
d'extraterrestres, mais surtout il n'a fait que prétendre avoir
été près de la Lune et non sur celle-ci et n’y
revendiqua aucun voyage sur Vénus ou sur Mars. Jusqu'à son décès,
de surcroît, Adamski n'affirma jamais avoir posé les pieds sur la
Lune ou sur Mars. En revanche, dans un roman de science-fiction
qu'il publia en 1949, et qu'il intitula "Pioneers of Space, a
Trip to the Moon, Mars and Venus", Adamski parla d'un groupe
d'explorateurs terriens qui faisaient un voyage sur les trois
corps célestes mentionnés dans le titre de l'ouvrage. Ceci montre
que M. Sider a purement et simplement confondu le contenu
de ces deux ouvrages. Mais j’ajouterai qu'en outre, il ne les a
lus ni l'un ni l'autre ! En effet, en plus des grossières erreurs
concernant “Inside the Space Ships” dont je viens de dire
un mot, on peut remarquer que, parlant très sommairement des
similitudes qui existent entre ces deux livres (sous le titre
"Jésus transformé en Vénusien"), Sider ne put que renvoyer à un
écrit de l'ufologue de seconde zone Moyer et non aux ouvrages
originaux eux-mêmes. Si ce n’est pas de ces ouvrages eux-mêmes
qu’il tira directement ces comparaisons, c’est donc forcément
qu’il ne les lut jamais.
En mars 1961, dans un courrier confidentiel adressé à
quelques-uns de ses principaux collaborateurs, Adamski revendiqua
un récent voyage sur Vénus et, plus tard encore, il publia une
brochure relative à un voyage sur Saturne. Jean Sider, persuadé
que ce contacté parla déjà d'un voyage sur Vénus dans “Inside
The Space Ships”, s’est moqué de lui en disant qu'il se
contredisait souvent et il en cite pour preuve le fait qu'en 1959
Adamski déclara "je ne suis pas allé sur Vénus". En fait,
ici encore, ce n'est pas Adamski qui s'est contredit, c'est Sider
qui a tout mélangé !
Dans ses "conclusions", M. Sider écrit encore à propos d'Adamski
: "D'ailleurs, il est allé jusqu'à dire qu'un homme de l'espace
lui avait fourni une pellicule de clichés du scoutcraft réalisés
par Orthon à bord de son vaisseau spatial. Ces clichés auraient
été faits le 20 novembre 1952, et la pellicule aurait été jetée
par une main issue d'un hublot du scoutcraft apparu lors de la
rencontre du 13 décembre 1952." Qui a lu "Flying Saucers
Have Landed" (actuellement aisément disponible en libraire
dans une -mauvaise- traduction intitulée "Les soucoupes
volantes ont atterri" parue dans la collection J'ai Lu), sait
ou peut vérifier aisément que ce n'est pas du tout cela qu'Adamski
raconta. Ce qu'a dit le contacté, c'est que les clichés furent
réalisés par lui le 13 décembre alors que la soucoupe se dirigeait
vers sa propriété et que du hublot de l’engin lui fut lancée une
plaque photographique sur laquelle il découvrit, au développement,
une "écriture d'une autre planète". Ici, Sider confond les dates
et mélange complètement les faits qu'il semble en fait ne pas du
tout connaître. Et, le pire, c'est que plutôt que de citer le
texte original, il cite une fois encore un ouvrage de seconde-main,
en l’occurrence l'ouvrage de Bennet. Puis il ajoute, pour se
moquer d'Adamski et de ses admirateurs : "il n'est pas interdit de
rire."
Mais de qui faut-il rire ici ? Du roublard Adamski, de certains
de ses naïfs disciples ou de leur pourfendeur francophone qui,
lui, n’a pas lu les écrits originaux, à tout mélangé et n’a rien
compris ?
Voici encore ce qu'écrit ailleurs M. Sider : "L'un des amis d'Adamski
de la première heure, Carol A. Honey, a divulgué également
plusieurs choses qui méritent d'être signalées. Dans les années
1930, Honey avait produit des copies des conférences sur la
métapsychique et les religions orientales que le contacté donnait
occasionnellement. Plus tard, quand il a changé de cap, Adamski a
barré la mention The royal Order of Tibet, pour la remplacer par
Space Brothers. Le chercheur belge Frank Boitte, déjà cité, m'a
fourni une copie de page extraite d'un bulletin édité par Adamski
qui reprend la fin d'un discours signé "By Prof. G. Adamski". On
peut y trouver effectivement la mention The Royal Order of Tibet
raturée et remplacée par Space Brothers." Ce passage est
révélateur à plus d'un titre. En tout premier lieu, mon ami Carol
Honey ne rencontra Adamski que dans les années 50, bien après que
ce dernier eut publié “Inside the Space Ships”. Ici,
l'erreur de Sider est d'autant plus grossière qu'il est le seul, à
ma connaissance, à l'avoir jamais commise. Il en est, en quelque
sorte, le remarquable inventeur ! C'est après avoir travaillé un
certain temps pour Adamski que Honey découvrit les écrits que ce
dernier avait déjà diffusés dans les années 30. Et c'est alors
qu'il se rendit compte de la supercherie qui avait consisté à les
"réactualiser" en les mettant à la "sauce extraterrestre" plutôt
qu'à la sauce philosophico-mystique pseudo tibétaine originelle.
Cela, Timothy Good et Lou Zinsstag le racontèrent dans leur livre
écrit en commun ("George Adamski - The untold story" publié
en 1983) que Sider cite dans sa bibliographie. Et ils y publièrent
(en planche 49) la fameuse page remise à Sider par le "chercheur"
Boitte (qui n'alla donc pas chercher bien loin). Si Sider a eu
besoin de M. Boitte pour obtenir ce document, c'est qu'il n'a pas
lu non plus le livre de Good et Zinsstag qu'il cite. S'il avait lu
ce livre, il n'aurait forcément pas écrit que Honey avait connu
Adamski dans les années 30. Ainsi donc, non seulement M. Sider n'a
pas lu les deux principaux livres ufologiques d'Adamski, mais il
n'a pas lu non plus ce "classique" de la littérature adamskiste
qui contient pourtant de nombreux témoignages de première main sur
le contacté. Etrange manière de pratiquer la critique
historique...
Jean Sider a quelque peu parlé de James Moseley, tant à propos de
la lettre du pseudo Straith qu'à propos des rétractations de
certains des témoins de la rencontre avec le "vénusien" dans le
Desert Center. Et il a cité à ce sujet un numéro de la revue
Saucer New de cet ufologue américain en ne disant que
vaguement ce qu'il contenait. Et pour cause : il est clair que
Jean Sider n'a jamais vu cette publication dont il n'a même pu
donner ni la date de parution précise ni le numéro. Pire : il n'en
a même jamais vu la reproduction intégrale que James Moseley a
pourtant publiée en 2002 dans son livre "Shockingly close to
the truth ! - Confessions of a grave-robbing ufologist". Ce
livre incontournable, M. Sider ne l'a donc pas lu non plus. Et
c'est d'autant plus grave qu'étant récent, on peut aisément se le
procurer. D'autres preuves existent qu'il n'a pas lu les documents
publiés par Moseley et qui sont essentiels par rapport à la
controverse : parlant de choses diverses qui s'y trouvaient, J.
Sider cite en référence non les originaux, mais bien, une fois de
plus, Collin Bennet, sous les n° 51 et 52 de ses références. Ainsi
donc, plutôt que de se procurer ces documents importants
(contenant, entre autres choses, le témoignage personnel de Jerold
E. Baker qui fut associé aux photos du 13 décembre 1952) pour les
lire et les citer directement, Jean Sider s'est contenté d'en
fournir des résumés approximatifs basés sur des racontars qu'il a
découverts sous la plume de "seconds couteaux" comme Jim Marrs et
Collin Bennett, personnages quasi inconnus de la scène ufologique
en dehors de leurs faibles contributions au débat citées par M.
Sider. Mais voici peut-être le clou : Moseley, qui fut un opposant
de la première heure d'Adamski et a occupé une place prépondérante
dans la "saga" du "contacté", n'a même pas été cité dans la
bibliographie de Sider. Dans cette même bibliographie, tout autant
que dans le texte de l'article de M. Sider, on ne trouve pas
davantage mention de l'important livre de Gray Barker intitulé "The
Book of Adamski". Rien qu'à ces lacunes, plus encore qu’à
toutes les erreurs qui précèdent, on mesure, sans le moindre
doute, la valeur extraordinairement faible de la documentation
réunie par M. Sider que d'aucuns croient à tort bien informé ou
consciencieux.
Et ce n'est pas tout !
Fred Steckling fut un très proche collaborateur d'Adamski ; si
proche qu'il participa même à son plus fameux trucage (le film dit
"Rodeffer"). Steckling a publié deux livres diffusés en librairie
dont un où il ne racontait que ses rencontres avec des
extraterrestres ainsi que son périple de conférences dans de
nombreux pays d'Europe où il se vantait d'avoir filmé une
escadrille d'ovni. Ce livre, Sider le cite en 84ème
place dans sa bibliographie ; mais il est clair, une fois encore,
qu'il ne l'a pas lu. Car voici tout ce qu'il est capable d'écrire
sur Steckling : "Fred Steckling, ami intime d'Adamski dans ses
dernières années, est lui-même un contacté et a aussi écrit un
livre (84). Il a même déclaré "J'ai parlé avec les visiteurs de
l'espace durant leurs rapports avec Adamski. Ce sont des gens
faits de chair et de sang comme nous (85)." Cette dernière
référence bibliographique n° 85 ne renvoyant pas au livre de
Steckling cité, mais à celui du "second couteau" Colin Bennet
publié en 2001 (soit trente ans après celui dans lequel Steckling
racontait ses aventures avec les extraterrestres), il est patent
que Sider n'a pas lu le livre de Steckling non plus.
En résumé, M. Sider ne semble avoir lu aucun des livres d'Adamski
distribués dans le commerce. Il n'a évidemment pas lu davantage
ses ouvrages publiés hors commerce (dont son fameux “Report
from Saturn”). Au niveau des textes critiques importants
publiés du vivant d'Adamski, M. Sider n'a rien lu : ni James
Moseley, ni Jerold Baker. Il n'a pas lu davantage l'ouvrage de
Gray Barker publié peu après le décès du "contacté" et n'a pas lu
non plus les livres de Steckling qui succéda à Alice Wells à la
tête de la George Adamski Foundation qu’il n’a citée nulle
part. Je ne vois rien à ajouter à un aussi terrible constat
d’insuffisance et d’ignorance.
Longuement, M. Sider a traité des photos et du film d'Adamski
pour dire que tout cela fut truqué. Mais dans sa prose verbeuse,
il n'y a pas le moindre élément technique qui soit utilisé. On ne
trouve là que des opinions, des appréciations et des affirmations
d'autrui. En fait, M. Sider s’est comporté là comme quelqu'un qui
est convaincu d'une chose mais qui est bien incapable de la
prouver parce qu'il n'y connaît rien. La preuve évidente en est
qu'il parle de "pellicule" photographique alors qu'avec son
matériel Adamski n'utilisa jamais que des plaques
photographiques. Toute personne un tant soit peu compétente en la
matière appréciera les énormes différences que cela suppose d'un
strict point de vue technique. Une autre preuve de l'incompétence
de J. Sider en photographie (astronomique) est ce qu'il écrit un
moment donné en parlant d'un certain Harold Salkin : "Il a
aussi certifié qu'au moins une de ses fameuses photos de soucoupes
volantes était un trucage, car il avait constaté que l'image de
l'ovni s'étendait au-delà du cadre prévu pour l'impression du
cliché de la pellicule." Si vous relisez cette phrase
attentivement, vous constaterez qu'elle n'a pas de sens par
rapport à ce qui peut se concevoir d'un strict point de vue
logique : aucune image visible ne peut déborder du cadre
d'impression d'un cliché. Cette phrase indique bien que M. Sider a
usé là d'un argument qu'il a recopié approximativement sans
même le comprendre. Je connais cet argument; il est éculé et
irrecevable. Il concerne une photographie qui montrait un OVNI se
profilant en apparence sur la Lune. On voyait là un bord sombre
arrondi qui paraissait être la limite du champ du télescope. Or,
de fait, l'ovni "mordait" sur cette zone, chose anormale
paraissant trahir un trucage par superposition d'images. Mais ce
bord sombre n'était pas la limite réelle du champ du télescope et
un décentrement de l'appareil expliquait l'apparence curieuse.
J'ai démontré ailleurs que ce cliché, comme les autres, était
truqué ; mais pas du tout pour la raison invoquée ci-dessus et
restée incompréhensible pour Jean Sider.
Le devoir d'un homme qui veut se lancer dans la critique
historique est de commencer par s'informer aussi complètement et
rigoureusement que possible. Pour ce faire, il ne doit écarter
aucune source à-priori. Or, si M. Sider cite ma traduction d'Inside
The Space Ships parue chez Michel Moutet (sans toutefois citer
mon nom), il ne cite aucun de mes nombreux travaux sur Adamski
publiés tant chez Michel Moutet que par moi-même et dans diverses
publications ufologiques périodiques depuis vingt ans. Or, ce
Monsieur n'ignore pas mon existence ; mais il refuse de m'accorder
le moindre intérêt puisqu'il a même été jusqu'à me renvoyer un
courrier sans daigner l'ouvrir (j'ai diffusé jadis les preuves de
cette pantalonnade). C'est certes son droit de refuser de jeter
ses yeux sur mes écrits et d'agir de mauvaise foi comme si je
n'existais pas; mais alors, qu'il ne se lance pas dans la critique
historique sérieuse et qu'il n'essaye pas de se faire passer pour
un chercheur objectif bien documenté !
Je vais citer ici deux preuves formelles que M. Sider a
délibérément ignoré mes études sur Adamski. Je ne considérerai que
la plus répandue d’entre elles, celle publiée par Michel Moutet en
1983 sous le titre "Desert Center - George Adamski".
Dans son texte, M. Sider parle d'une de ses découvertes
personnelles relative à la signification démoniaque du nom
Orthon. Cette découverte, il l'a faite, dit-il, dans le
dictionnaire infernal de Collin de Plancy. C'est peut-être une
découverte récente pour M. Sider, mais pas pour mes lecteurs
puisque j'avais déjà signalé la chose voilà vingt ans en page 77
de mon livre ! Disons que M. Sider retarde “un peu”...
En ce qui concerne la médaille vaticane qu'Adamski prétendit
avoir reçue, M. Sider se livre à une longue étude personnelle sous
prétexte que nul autre que lui, auparavant, n'avait songé à
vérifier les faits ("comme personne, apparemment, n'a opéré des
vérifications sérieuses sur sa prétendue entrevue avec Jean XXIII,
je me suis employé à régler le sort de ce canard qui s'est
colporté de revue en livres pendant plus de quarante ans.")
Hélas pour M. Sider, ses vérifications entreprises en 2000 avaient
été précédées des miennes publiées déjà en 1983 dans Desert
Center. J'y expliquais qu'Adamski n'avait pu rencontrer Jean
XXIII parce que celui-ci était mourant et j'y démontrais que la
médaille n'était pas une décoration officielle du Vatican, mais
bien un objet commercial, sans grande valeur, vendu par une
société milanaise. Celui qui voudra bien se reporter à mon texte
datant de vingt ans le trouvera autrement plus précis et argumenté
que celui que M. Sider présente aujourd'hui. Dernier détail qui
montre que notre homme ne s'est même pas donné la peine de jeter
un coup d’oeil sur mon livre : c'est dans l'ouvrage de JG Dohmen
qu'il a trouvé une photo de cette médaille, dit-il. Il l'aurait
trouvée plus facilement dans mon ouvrage.
Au
fil d'un monceau d'erreurs, de confusions, d'inventions et sur
base de son ignorance globale réelle du cas Adamski, Jean Sider a
réécrit la vie de ce prétendu contacté en s'arrangeant pour la
mettre au service de ses thèses démoniaques délirantes. J'ai dit
plus haut, quand il était question de choses un peu techniques le
dépassant, comment notre apprenti-historien s'y prenait. En
d'autres circonstances, il a usé de méthodes encore plus
étonnantes. C'est ainsi que, n'étant pas parvenu à comprendre
clairement la manière dont les choses se passèrent dans le Desert
Center le 20 novembre 1952, il affirme simplement que toutes les
personnes qui s'y trouvèrent rassemblées autour d'Adamski furent
de faux témoins et des menteurs. Rien de moins. Certes, il a parlé
des rétractations de certaines de ces personnes ; mais comme il ne
les a pas lues (chez Moseley et d'autres), il est resté incapable
de comprendre comment ces personnes furent roulées par Adamski et
finirent par admettre que ce qu'elles avaient vu réellement ne
correspondait pas à ce qu'elles avaient cru qu'il s'était passé...
J'en resterai là avec cet article mal ficelé dans lequel l'auteur
saute sans cesse du coq à l'âne comme s'il développait sa
"démonstration" en se laissant entraîner par le courant d'une
pensés vagabonde ou erratique.
Ce n'est pas en alignant de sottes affirmations faites de bric et
de broc pour les faire cadrer avec une thèse préconçue qu'on fait
de l'histoire et encore moins de la critique historique. C'est
pourtant la méthode choisie par Jean Sider. Chacun peut donc
désormais juger de la valeur qu'on peut accorder non seulement à
son article sur Adamski mais aussi, sans doute, à l'ensemble de
son oeuvre écrite et tout particulièrement à ses méthodes.
Liège, le 10 janvier 2004
Marc HALLET
REFERENCES :
Outre “Desert Center - George Adamski”, paru chez Michel
Moutet en 1983, Marc HALLET a également diffusé sur Adamski
plusieurs travaux auto-édités. Parmi ceux-ci, on peut citer les
deux plus récents :
- George Adamski - Dernière synthèse (Liège - 1994)
- Biographie d’un escroc : George Adamski (Liège - 2000)
On trouvera également sur son site internet
http://www.marc-hallet.be.tf
une réfutation courte mais précise des principales “preuves”
citées par les adamskistes en faveur de leur “maître”...
UNE NOUVELLE DE MARC HALLET
NFOS de Marc HALLET - INFOS de Marc HALLET -
INFOS de Marc HALLE
UN LIVRE
OUBLIE...
C'est en 1889 que parut, à Paris,
Les aventures extraordinaires d'un savant russe de G. Le
Faure et H. Graffigny.
Ce gros ouvrage, en deux volumes
remplis d'illustrations amusantes ou scientifiques, est unique en
son genre puisqu'il mêla, de façon débridée, les connaissances
scientifiques les plus sûres du temps aux rêveries les plus
folles. C'est de voyages dans l'espace, sur notre Lune et d'autres
planètes de notre système qu'il y était question. Et, au cours de
ces voyages, les héros du livre rencontraient des extraterrestres
utilisant des engins sophistiqués..
.
Mon ambition, ici, n'est pas de
résumer les aventures de ces héros ni de décrire leurs
découvertes. D'autres, comme par exemple Lucien Boia (L'exploration
imaginaire de l'espace, Paris, La Découverte, 1987), l'ont
fait mieux que je ne le saurais faire ici. Mon seul désir était de
rappeler cet ouvrage à mes correspondants car il est la preuve
indiscutable que les idées sur les voyages dans l'espace et les
extraterrestres se développèrent parallèlement aux connaissances
scientifiques touchant l'astronomie. A remarquer, entre autres
choses, que l'ouvrage dont il est ici question fut préfacé par
Camille Flammarion qui était alors au sommet de la popularité...
Liège, le 7 décembre 2003
|
Un enfant
coursé par l’ovni de Froideville?
Nouvelle du JOURNAL 24 H - VAUD SUISSE Son passage à Froideville a été bref. Très bref. Mais les
rues du village bruissent encore de son ronronnement particulier. Difficile, une semaine après les faits (24
heures du 29 novembre), d’oublier le «ballon de rugby
volant» observé par trois villageois au moins. Un ovni? Un
mouchard télécommandé depuis un vaisseau spatial resté à
l’écart? Une fusée artisanale? Le mystère demeure. On en
sait toutefois plus aujourd’hui sur la trajectoire de
l’engin, sur sa petite virée en terre vaudoise en quelque
sorte. Autre fait nouveau: un enfant d’une dizaine d’années
aurait affirmé s’être retrouvé nez à nez avec l’ovni. Il en
aurait parlé à l’école.
Rapide rappel des faits. Vendredi dernier, dans la matinée,
la police cantonale reçoit trois appels téléphoniques
distincts. Trois habitants de Froideville qui disent avoir
aperçu un objet volant non identifié. Il avait la forme d’un
ballon de rugby. Sa taille aussi. Il ronronnait et se
déplaçait horizontalement. Dépêchée sur place, une équipe du
service de dépiégeage de la police rentrera bredouille.
En recoupant divers témoignages, les on-dit, les lieux
d’apparition de l’engin, on arrive aujourd’hui à
reconstituer sa trajectoire. Il serait tout d’abord apparu
au nord du village, côté Bottens. Il se serait ensuite
déplacé en direction de Montheron. Il aurait rebroussé
chemin et tourné devant le Café de l’Ecureuil. C’est
justement au bas du village qu’un enfant aurait croisé son
chemin. Il aurait lui aussi décrit un objet rouge orangé. Le
garçon était à l’intérieur d’une maison. L’objet volant
serait entré. Il lui aurait tourné plusieurs fois autour.
Paniqué, l’enfant se serait réfugié au premier étage. Le
«ballon de rugby volant» aurait poursuivi sa route à l’est,
pratiquement à l’autre bout du village, avant de revenir
pratiquement, là où il était apparu. Une trajectoire en
forme de cercle.
A noter que d’autres témoins seraient sortis du bois. Côté
bois du Jorat justement, ils auraient vu quelque chose. Le
fameux ballon de rugby? Non. Mais un objet «plus volumineux»
stationnant dans le ciel.
Laurent
Antonoff
Un ovni à Froideville !
MYSTERE :
Trois personnes ont vu un "ballon de rugby volant qui ronronnait".
Il aurait provoqué des perturbations électriques. La police
enquête.
C'est Mars Attacks sur
Froideville !
Hier à midi, trois habitants ont vu
un ovni dans le ciel. La police alertée.
MYSTÈRE (...)
Il ressemblait à un ballon de rugby. Il ronronnait en se déplaçant verticalement. (...) Il était midi. A
peu près. Une femme vaquait à sa cuisine. C'est
elle qui a vu l'objet la première. Un
ballon de rugby volant qui ronronnait. Il se déplaçait verticalement devant sa
fenêtre. Au même moment, tout s'est éteint
dans la maison. Coupure générale
d'électricité ! Le deuxième témoin est une voisine. Elle décrit exactement le même
phénomène, à la différence près que, chez elle, des
appareils électriques se sont mis en
marche spontanément. L'ovni a encore été aperçu par une troisième personne. Puis plus
rien. Tous les trois ont alors appelé la gendarmerie.
(...) "Un avion militaire est bien passé
sur Froideville un peu avant midi, mais bien entendu rien qui ressemble aux témoignages
recueillis...(...)
Spécialistes du dépiégage sur
place
Toujours est-il qu'en désespoir de
cause, c'est une équipe spécialisée dans le dépiégeage qui a été envoyée à Froideville.
Celle-là même qui d'ordinaire s'occupe d'explosifs ou de bombes. Leur mission : relever toutes
les traces possibles pour élucider le mystère du ballon de rugby volant. On attend ses
résultats avec impatience.
Laurent
Antonoff
le journal 24 Heures
(Vaud, Suisse) : 29-11-2003
La photo truquée de Petit-Rechain*
*
Il s'agit de la photo la plus connue des cas belges 1989-1990 parue en
première page de magazines ou de livres.
Je
tiens a remercier l'astrophysicien Pierre Magain et le mathématicien
Thierry Veyt pour leur analyse de ce cas.
Novembre 1989. Quinze jours après la chute du mur de Berlin, plusieurs
gendarmes belges déclarèrent avoir observe un ovni gigantesque,
triangulaire pour les uns , rectangulaire pour les autres , aux feux
éblouissants survolant une voie de grande circulation. Étonnant qu'aucun
automobiliste ne se soit arrête ou apporte son témoignage a un événement
décrit comme exceptionnel.
A
moins que . A moins que tout cela n'ait jamais existe. A moins qu'un mot
d'ordre n'ait circule et qu'il fallait a ce moment justifier des
opérations secrètes d'engins américains en cette période perturbée
d'effondrement du communisme. Les militaires préfèrent laisser supposer
"un coup des extra-terrestres" plutôt que d'avouer a l'opinion publique
leurs réelles activités.
après cela , beaucoup de témoignages identiques faisant état d'un engin
triangulaire ressemblant étrangement aux derniers modèles d'avion furtif
américain , quelques méprises , quelques hallucinations et de faux échos
radar (bulles de convection) . L'association ufologique belge Sobeps
organise même une chasse a l'ovni en collaboration avec l'armée belge.
Flop monumental et pour cause.
Alors dans ce contexte, cette association se jette sur la seule
photographie disponible et la défend bec et ongles , au lieu de l'analyser
sans parti pris.
Car
tout sent le faux dans ce cliche. Un témoin qui prend 2 photos et
s'empresse de jeter le deuxième , comme si cette 2eme photo pouvait
révéler des traces de trucage.
Le
témoin contacte un photographe professionnel , qui lui va vendre la photo
, sans jamais émettre le moindre commentaire , ni relever la moindre
invraisemblance . Tout se passe comme si le photographe professionnel
servait de caution a une photo truquée , prise soi-disant par un autre , a
but exclusivement financier.
Car
tout est incohérent entre le témoignage et la photo.Le témoin ne voit
aucun "jet de réacteur" ou "jet de plasma" mais uniquement 3 globes
lumineux blancs. Le témoin prétend ne pas avoir bouge en utilisant une
pause B (l'obturateur s'ouvre et se ferme manuellement par 2 clics
successifs) et un téléobjectif tout en "se callant contre un mur". C'est
gros. Quiconque a jamais photographie en pose B et au téléobjectif saura
que c'est impossible sans l'utilisation d'un pied.
Pourquoi affirme-t-il cela? Pour faire croire que le flou de bouge des 3
globes n'est pas un flou mais plutôt un "jet de réacteur" ou un "jet de
plasma". Cela rajoute une couche d'extraordinaire et cela fait vendre.
Un
tour d'illusionniste pour porter l'attention ailleurs et pour que
l'analyste ne voit pas le trucage. S'il y avait réellement eu un "jet de
réacteur" , le témoin l'aurait vu et l'aurait décrit dans son témoignage.
Le
mathématicien Thierry Veyt m'a communique son analyse . On peut ainsi
reconstituer par calcul matriciel (qui sert de base pour les images de
synthèse) le flou de bouge d'un objet tridimensionnel en suivant son
mouvement dans l'espace et en le projetant sur un plan (ce que fait une
photo , cad elle aplatit ce qui est dans l'espace). Et si on ne peut
trouver aucun mouvement dans l'espace qui puisse être a l'origine d'un
flou de bouge aussi disparate , c'est que la structure triangulaire se
déforme (explosion de l'engin mais on n'a retrouve aucun débris , bien sur
) ou qu'il s'agit d'un trucage utilisant des encoches. ...
Une
vitre sur laquelle on colle un carton triangulaire avec 3 encoches et une
lumière provenant de l'arrière. Et comme par hasard , l'analyse
spectrométrique montre que "la lumière semble provenir de l'arrière de la
structure triangulaire". On bouge alors un peu pour que les contours ne
soient pas nets . Mais comme la photo est trop bien cadrée , il faut
expliquer les circonstances (un objet éloigne doit être pris au
téléobjectif pour être aussi bien cadre qu'une maquette et pour expliquer
la grande quantité de lumière , on invente la pause B). Et pour faire
vendre , on dit qu'on a pas bouge. Et la , c'est vraiment trop gros!
Seule l'association ufologique belge est tombe dans le panneau. A moins
qu'elle n'en ait tire profit pour faire vendre ses livres (Vague d'ovnis
sur la Belgique Tome 1 et 2).
Nous sommes de plus en plus nombreux a penser qu'il faut avoir le courage
de dénoncer l'imposture (surtout quand c'est aussi flagrant) et non se
laisser éblouir par des "jets de plasmas" totalement invérifiés a ce jour
et uniquement dignes de la science-fiction.
Ananda Nuwanda
UN AUTRE AVIS
Votre texte sur la vague belge
contient un certain nombre d'inexactitudes et d'approximations que je me
dois de rectifier. Il est trop simpliste de critiquer la véracité de
la photo de Petit-Rechain pour discréditer l'ensemble des observations.
De plus, Messieurs Maingain et Veyt ont peut-être montré que la photo de
Petit-Rechain pourrait être un faux, pas nécessairement qu'elle en est
un. Et vous passez sous silence les arguments en faveur de
l'authenticité de la photo comme le fait que l'objet triangulaire ait
les coins arrondis, un détail assez difficile à imaginer en cas de
supercherie. Votre "tout cela sent le faux" n'est de fait pas étayé par
une analyse très précise.
Mais surtout il reste des centaines de
témoignages recueillis et sans doute bien d'autres qui ne l'ont jamais
été. On est très loin de "quelques hallucinations, quelques méprises".
On a des témoins qui voient le même objet au même moment depuis des
lieux différents. Pour les besoins d'une conférence, j'ai moi-même
entendu plusieurs personnes (dont un docteur en chimie) qui m'ont avoué
avoir vu cet objet, n'avoir jamais témoigné officiellement et n'y rien
comprendre. Quant au caractère matériel dudit objet, il paraît
solidement établi. Pour toute une série de raisons, cela ne pouvait être
un plus léger que l'air (il a volé en pleine tempête sans paraître subir
le moindre inconvénient et les accélérations foudroyantes rendent cette
hypothèse pratiquement impossible). Si c'est un prototype d'aéronef us
plus lourd que l'air, il est vraiment très en avance sur son temps
(capable de voler à très petite vitesse, de faire du sur place, de
partir à très grande vitesse). Il volerait donc avec un système de
propulsion révolutionnaire dont aucune recherche préliminaire n'aurait
jamais émergé dans le monde scientifique (assez peu crédible). J'ai
dépouillé des revues américaines d'aéronautique (Aviation Week et Jane's
Defence notamment) sans jamais trouver de référence de prototype qui
pourrait concorder avec l'objet vu en Belgique. On parle d'un TR3B Astra
sur certains sites ufologiques mais cela ressemble plus à une forme de
fierté américaine et/ou une manière de se rassurer. Or, après 18 ans, on
aurait quand même dû relever quelques indiscrétions sur cet aéronef. Les
hypothèses de Mr Veyt exprimées sur un autre site (Lo Flyte, drônes) ne
tiennent pas du tout la route (le Lo Flyte n'est pas capable de vol à
très basse vitesse ou de sur place, pas plus qu'un drône d'ailleurs; le
Lo Flyte est de petite dimension et le premier modèle n'a volé qu'en
1995; et les dimensions imposantes du triangle ne plaident pas non plus
pour le drône). Plus fort, on peut aisément relever plusieurs
témoignages remontant aux années 70 qui décrivent déjà ce type d'objet
triangulaire avec trois projecteurs blancs.
Votre chronologie est imprécise.
Ainsi, l'objet a été vu de 1989 à 1991 voire jusqu'en 1993 (pourquoi
donc essayer un prototype us sur le territoire belge durant tant
d'années?). Et a contrario de ce que vous écrivez, on dispose bien de
témoignages d'automobilistes qui l'ont aperçu le long d'autoroutes et
même immobile au-dessus d'un pont d'autoroute.
Non, l'objet observé ne ressemble pas
aux modèles furtifs américains de l'époque comme le F117a Nighthawk et
surtout les performances alléguées de l'objet sont totalement
impossibles pour le F117a et autres furtifs (Northrop B2,...).
Ce que je constate par contre, c'est
la volonté, parmi certains milieux d'ufologues français et canadiens, de
trouver à tout prix une explication conventionnelle à la vague belge,
probablement par pure jalousie alors que les cas français présentés
comme intrigants sont eux bien davantage sujets à caution (Valensole,
Trans-en-Provence, le vol du Cdt Duboc pour ne citer que les plus
célèbres cas français). Ainsi de Mr Jean-Jacques Velasco qui défend
l'origine extraterrestre des "vrais ovnis", arguant notamment qu'ils
visitent les sites sensibles (nucléaires), mais réfute le caractère
étrange des ovnis vus en Belgique, attribuant les observations à un
prototype us et commettant de ce fait dans son dernier livre plusieurs
approximations et erreurs sur la vague belge. J'ai d'ailleurs envoyé un
mail argumenté à Mr Velasco mais je n'ai jamais reçu la moindre réponse.
En recevrai-je une de votre part?
Dans l'état actuel de nos
connaissances sur ce dossier, attribuer la vague belge à des
hallucinations et des méprises, s'apparente à de
la malhonnêteté. L'attribuer à un prototype us sans autre précision et
sans citer les solides arguments qui s'opposent à cette explication
n'est autre que du simplisme.
J'ajoute que je ne ne suis pas membre
de la Sobeps, institution que je respecte pour le travail accompli, mais
m'intéresse au phénomène ovni depuis une bonne trentaine d'années tout
en gardant un esprit rationnel.
Historien à l'Université catholique de Louvain
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