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ICI PAGE 2  (SEPTEMBRE  2003 A 18 MAI    2004)


LE JOURNAL DE L'ACTUALITÉ UFOLOGIQUE

2-2003-   ET  1-2004


LE LIEN PUBLIC

 lien : http://archives.bienpublic.com/cgi/bp_handle?artid=/une/20040515.BPA0458.html

Mis en ligne le Samedi, 15 mai 2004

Étranges observations dans le ciel de l'Auxois
Objets volants non identifiés.

Cet habitant de l'Auxois, du côté de Sombernon, n'a rien d'un illuminé. Pourtant, il a filmé d'étranges manifestations dans le ciel. Aujourd'hui, il nous fait part de « sa » découverte.

M ichel a 50 ans et n'a rien de l'agent Mulder. Mais depuis quelques jours, il se pose des questions. Qu'a-t-il vu et filmé dans le ciel côte-d'orien dimanche soir dernier ? « Je ne sais pas ce que c'est. Mais je n'avais jamais vu ça. Des boules jaune-verte, qui se sont rassemblées au bout de quelques minutes pour se mettre en formation V puis disparaître. A n'y rien comprendre. » soupire ce père de famille de la région de Sombernon.
Hallucination ? Michel dispose d'images pour étayer ses dires et n'a rien du classique fumeur de cannabis. Montage ? Le bonhomme ne ressemble pas non plus à un petit génie de l'informatique et du bidouillage vidéo. Envie de faire parler de lui ? Pas vraiment puisque ce grand témoin a décidé de conserver l'anonymat, « de peur qu'on me prenne pour un fou. »
« Il était un peu plus de 23 heures dimanche soir dernier. J'ai entendu du bruit dehors. J'ai penché ma tête par la fenêtre et regardé les étoiles. Il y en avait une qui semblait bizarre. Elle était très éblouissante. Mon fils a apporté les jumelles. On voyait une boule jaune-verte qui n'était pas une étoile » raconte ce jardinier de profession. « Au caméscope on a zoomé, et regardez ça » poursuit Michel, fier de son film.
20 minutes de film
Sur son écran de télévision en effet, un étrange ballet dans le ciel. Une forme ronde et lumineuse, qui semble tourner sur elle-même, et qui réalise des mouvements très rapides et saccadés. A l'intérieur de cette sphère, un tracé qui ressemble au dessin d'une balle de tennis.
Sur sa cassette, plus de 20 minutes de film et d'émotions partagées en famille. « Je peux pas l'inventer un truc comme ça. Vous croyez vraiment que j'irai monter de telles conneries à mon âge ? » Subitement, deux autres « boules » arrivent, puis d'autres encore qui gravitent autour de la première. En un éclair, toutes ces formes se retrouvent en V, avec la plus grosse boule à la base de cette lettre virtuelle. « Tiens ! Elles se sont mises en formation ! » Tout aussi rapidement, la forme géométrique ainsi constituée dans le ciel et visible depuis la fenêtre de Michel, s'évapore comme par magie. « Et là, on ne voit plus rien. Ca sort du commun quand même. » Et si c'était la lune et sa réverbération ? « J'ai vérifié le soir même. La lune, elle était visible de l'autre côté de la maison » répond Michel, bien embêté par ces étranges observations. « Je n'en ai parlé à personne à part vous et un collègue. Ce qui m'a poussé à vous appeler, c'est d'avoir vu ce même type d'images sur la chaîne de télévision Euronews en début de semaine dernière. » (lire ci-dessous)
Des images « qui se ressemblent » tournées cependant à des milliers de kilomètres du ciel de l'Auxois. Et de quoi entretenir une belle part de rêve.
Jean-Philippe GUILLOT

 

D'autres phénomènes

Les observations de phénomènes étranges dans le ciel sont nombreuses. Canulars, montages. Certaines observations ne trouvent cependant pas d'explication. La première grande vague d'observations de « triangles volants » remonte à mars 1983, aux abords de la vallée de l'Hudson (Etat de NewYork). Des témoins signalent la présence dans le ciel « d'ailes volantes » ou d'ovnis en forme de V. L'un d'entre eux décrira un appareil « tellement immense qu'il masquait entièrement le ciel ». Au cours des quatre années qui suivront, des centaines de personnes résidant dans cette région des Etats-Unis prétendront elles aussi avoir vu cet engin. Dernièrement, des pilotes de l'armée de l'air mexicaine ont filmé 11 objets volants non-identifiés dans le ciel de l'état de Campêche. Des images diffusées notamment mardi sur Euronews. Cette vidéo montre des objets clairs - certains ressemblant à de petits points lumineux, d'autres à de larges phares - se mouvoir rapidement dans un ciel de fin d'après-midi.

JEAN JACQUES VELASCO, Auteur de " OVNIS, l'évidence", INTERVIENT SUR DIVERSES STATIONS DE RADIO NATIONALES

Dans le cadre de la promotion de son ouvrage qui vient de paraître  aux éditions Carnot, Jean-Jacques Velasco est intervenu ces derniers jours sur deux importantes stations de radio : RMC et France Inter.

Sur France Inter, c'est dans le cadre du journal de 13 h qu'il est intervenu le 27 avril 2004. Sur RMC, il a participé à l'émission " on nous la fait pas " d'Alain Marshall et Olivier Truchot le 28 avril 2004.

Ces deux émissions, sous forme d'interview téléphonique, étaient de ce fait très courtes.  Jean-Jacques Velasco à répondu aux questions banales des journalistes, avec le plus grand sérieux qu'on lui connaît. Ces interventions,  ont été d'une bonne qualité et Jean Jacques Velasco a pu évoquer  le phénomène ovni sous un angle scientifique, sensé et nous ne pouvons que le féliciter pour cet important travail. N'en plaise aux détracteurs,(à eu de faire plus !) Jean-Jacques Velasco démontre depuis son arrivée au Sepra, des qualités relationnelles et de communication exceptionnelles,  vis à vis du grand public.  Il à fait beaucoup, par la publication de livres, ses conférences, sa participation aux diverses réunions ufologiques, pour faire connaître et admettre l'existence du phénomène ovni. La matière ufologique, qu'il distille confidentiellement en dehors de ses interventions publiques, nous permettent de constater que son rôle est primordial pour l'ufologie Française, qui sans son acharnement  pour le phénomène, n'aurait pas l'intérêt qu'elle suscite dans les milieux officiels mondiaux.


INFORMATIONS ET COMMENTAIRES DE GILDAS BOURDAIS A PROPOS DE LA PARUTION DE DEUX RECENTS OUVRAGES.

Bonjour à toutes et à tous,

J'ai le plaisir de confirmer la parution en librairies des deux nouveaux livres, attendus ces jours-ci :
"OVNIS. L'évidence",
de Jean-Jacques Velasco avec Nicolas Montigiani  -  Éditions Carnot (220 pages, 18 Euros)

OVNI : 60 ans de désinformation
de François Parmentier - Éditions du Rocher  (300 pages, 18,90 Euros)

Voilà deux livres que tout ufologue devrait avoir sans tarder dans sa bibliothèque, qu'ils soit connaisseur ou néophyte.
Le livre de Velasco, très classique, est particulièrement opportun pour ceux ont abordé le sujet depuis peu.
Le livre de Parmentier est  une lecture hautement conseillée pour tous ceux qui veulent aller plus loin. Il leur expliquera, d'une manière rigoureuse et parfaitement documentée, la question centrale de l'ufologie depuis un demi-siècle, qui est celle du secret et de la désinformation. Incidemment, il situe très bien l'événement clé de 1947, l'affaire de Roswell, qui a déclenché la politique américaine de "cover-up" sur les ovnis. Pour une étude détaillée de cette histoire, qui a été attaquée plus que toute autre par la puissante machine à désinformer, il n'est pas trop tard pour lire également mon livre "Roswell. Enquêtes, secret et désinformation", paru en février.
Bonne lecture !

Gildas Bourdais

Photo communiquée par Yves Lignon, avril 2004, Jean-Jacques Velasco présente son livre dans une grande librairie à Toulouse.


 

LA PHOTO TRUQUÉE DE PETIT RECHAIN

 

Thierry Veyt  nous écrit et nous demande de publier un article complémentaire sur l'affaire  de Petit Rechain  que notre ami Ananda Nuwanda  a développé dans de long articles que vous pouvez lire plus bas. NOUS LE REMERCIONS ICI POUR SA CONTRIBUTION

 

 

La conjecture de l'inexistence des ovnis a été démontrée  
 
rappel : conjecture = hypothése qui doit encore faire l'objet d'une démonstration
 
Dans les années 50 , Donald Menzel , astrophysicien américain et professeur d'université , annonça la boutade suivante : " Apportez-moi un OVNI dans mon laboratoire et je l'étudierai". Si on l'étudie , ce n'est plus un OVNI , parce qu'il devient alors "identifié quelque chose" . En une ligne , Menzel a démontré l'inexistence des ovnis.
Le label OVNI a donc été à tort apposé à des cas dont l'investigation ultérieure définira les caractéristiques. La période "cas inconnu" ou "phénomène inconnu" est une période transitoire avant  que l'on ait procédé à une analyse sérieuse et approfondie. Parler d'OVNI-Boeing 747 ou d'OVNI-hallucination n'a donc pas de sens.
L'erreur des amateurs d'ovnis va être de classer dans une même catégorie dite "non-identifiée" des phénomènes de nature différente que l'analyse prouvera comme telle (épilepsie temporale, rentrée de satellites , méprise astronomique , dysfonctionnement de radar , bulles de convection , ...).
C'est cette confusion entre des phénomènes de nature différente qui est à l'origine de la création de quelque chose qui n'existe pas. Imaginons un pays dont la rumeur parle de l'existence d'un animal monstrueux et inconnu. Si maintenant , on recueille des indices et que l'on place dans une même catégorie de phénomènes les restes d'estomac de ruminant et des ailes de chauve-souris , on créera de toutes pièces une chimère , la "vache ailée" , opération rendue possible par des erreurs de raisonnement.
Cette situation est aussi identique à celle d'une investigation policière où l'on supposerait "un mystérieux assassin". Et si l'on met dans pareil dossier des renseignements appartenant à d'autres enquêtes policières voire à de simples rumeurs - sous prétexte que l'assassin est inconnu - on créera de toutes pièces "un monstre à 5 mains et à 10 têtes" . L'investigation policière permet au contraire d'identifier l'assassin. Mais il n'existe pas en absolu de "mystérieux assassin". Il existe bien un assassin que l'absence ou l'insuffisance d'enquête rend inconnu ou non-identifié.
En science , on étudie un phénomène après avoir défini la caractéristique commune à tous les cas observés. Car on ne peut étudier quelque chose qui n'a pas de caractéristiques , car l'absence de caractéristiques résulte de l'absence d'observation attentive du phénomène et non d'une propriété intrinsèque. Cette absence de caractéristiques pour le "non-identifié" n'est donc pas une caractéristique mais bien un ensemble de caractéristiques très différente les unes des autres.
Il ne viendrait à l'esprit d'aucun scientifique d'étudier de la même façon les foudres en boule , les hallucinations , les rentrées de satellites et les méprises avec nos avions et pire encore d'utiliser des arguments et des informations d'une catégorie de phénomènes pour expliquer et démontrer des cas relevant d'une autre catégorie de phénomènes. Et pourtant , c'est ce que font bon nombre d'amateurs d'ovnis en présentant un portrait-robot d'un "phénomène" qui s'avère en réalité être un pot-pourri de cas de nature différente.
Mélanger des données imaginaires , donc fausses (hallucinations, canulars mais aussi estimations chiffrées de témoins- le témoignage n'étant pas une mesure physique objective ni pour la nature de celui-ci ni pour les distances et les vitesses) , avec des données réelles (souvent mal interprétées) relève de l'erreur scientifique pure et simple et serait d'ailleurs sanctionnée si un tel travail était présenté comme thèse scientifique.
Et à partir du moment où certains amateurs d'ovnis ne présentent pas leurs travaux en vue d'un débat contradictoire ( thèse , articles dans des revues scientifiques , ...) mais au contraire vendent des ouvrages qui recherchent le sensationnel , ceux-ci font preuve de malhonnêteté intellectuelle.
On n'a jamais démontré l'existence d'un seul ovni et pour cause (voir supra) et on n'enseigne pas l'ovni dans nos universités.
D'autres amateurs d'ovnis prétendent à tort qu'OVNI est égal à OVSE (objet volant supposé extra-terrestre). Il n'y a aucune preuve à ce jour d'une quelconque incursion d'engin extra-terrestre dans nos cieux , ni détecté par télescope (un engin venant de l'extérieur du système solaire , réfléchissant la lumière solaire , se ferait détecter dès qu'il croise Jupiter ou Saturne) ni photographié par les satellites d'observation militaires ou civils , ni enregistré par les radars militaires ou civils.
A propos des radars , il faut savoir qu'en période de crise (guerre froide mais aussi psychose belge 1989-1990) , l'énervement est tel qu'il pousse souvent les généraux à vouloir augmenter la sensibilité des radars. L'augmentation de cette sensibilité permet ou permettrait de détecter plus facilement des engins invisibles mais offre le désavantage de détecter aussi des engins roulants (voitures,camions,...) et des masses d'air plus denses (bulles de convection) appelées aussi "fantômes" dans le jargon des radaristes.
Un club-ovni bruxellois a été en contact avec l'armée belge et a suggéré d'augmenter la sensibilité des radars en pleine période de crise. Ce que l'armée a fait avec le résultat que l'on sait (détection de fantômes et origine de la psychose belge).
Le même cas s'est produit sur les radars américains du NORAD (détection de missiles ennemis en haute altitude) en pleine guerre froide et a généré la rumeur d'UFO.
En 1969 , le Comité Condon , créé par le Congrès américain , réunissant les plus éminents professeurs d'universités , a élucidé plus de 85% des cas présentés (un bon millier) lors de la remise de ses conclusions. Trente ans plus tard , 10 à 12 % ont encore été élucidés. Et les 3 à 5 % restants ne l'ont pas été par manque ou insuffisance d'information.
Un peu avant le Comité Condon , le "Projet Robertson" créé par l'armée américaine est arrivé aux mêmes conclusions mais avec 13.000 cas étudiés et plus de 97% de cas élucidés.
Suite à ma demande , un club-ovni belge a refusé de modifier ses statuts en vue de créer un organe réunissant partisans et adversaires de la psychose belge de peur que cet organe n'arrive aux mêmes conclusions que le Comité Condon et le Projet Robertson.
Aujourd'hui , tous les scientifiques dignes de ce nom agréent que la psychose belge 1989-1990 concorde bien avec ce qui est décrit dans les rapports Condon et Robertson.
En cette matière , il ne faut pas confondre science et foi , recherche de la vérité et prosélytisme. Certains passionnés d'ovnis , comme certains religieux , veulent prouver au monde le bien-fondé de leur foi. Le scientifique lui recherche la vérité quelle qu'elle soit.
L'ovni n'existe pas , son inexistence a été démontrée.
Thierry Veyt
1030 Bruxelles
 
N.B. 1) Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain et dire à tous les passionnés d'ovnis qu'ils doivent tout arrêter. Seulement cesser leurs erreurs et d'analyser globalement un phénomène qui n'existe pas. Par contre , il est toujours utile de trouver l'explication d'un mystère et de résoudre les problèmes au cas par cas. En science , un seul cas suffit à prouver l'existence d'un nouveau phénomène. En religion , c'est la multitude de cas douteux qui conforte le croyant.
2)Notre science est holistique , en ce sens elle permet d' "isoler" un phénomène et de l'étudier.Il n'y a donc pas de phénomènes non-identifiables par nature. Une seule exception toutefois : l'Univers comme ensemble de toutes choses pourrait ne pas être identifiable dans sa totalité , car nous ne pouvons l'isoler du reste (en dehors du Tout il n'y a rien) et en plus nous sommes dedans et interagissons avec lui.Il n'y a donc pas de sur-nature , par contre un univers dont l'existence nous pose des angoisses métaphysiques. 

DÉCÈS DE CLAUDE CHAPEAU   Par Guy TARADE

 

C'est avec une immense peine que nous venons d'apprendre la mort de notre ami Claude Chapeau, survenue vendredi soir à l'hôpital Pasteur à Nice.
Claude luttait depuis des mois contre la terrible maladie de Charcot.

Fondateur et coordonnateur de l'Union Européenne de Chercheurs pour le Droit de Savoir, il était Lauréat de l'Académie Nationale des Sciences Arts et Belles Lettres.

Résistant de la première heure, Claude avait été incarcéré dans les prisons franquistes, avant de rejoindre la 2ème D.B. du général Leclerc.

Grand invalide de guerre, mais doué d'une volonté de fer, il participa à de nombreuses opérations de survie, en Afrique et en Guyane. Ses aventures, relatées dans un ouvrage publié aux Éditions Hachette, lui valurent de faire la Une de grande presse française, dont Paris-Match.

Peintre de talent, reconnu par Jean Cocteau, certaines de ses oeuvres sont exposées dans des églises et des chapelles du haut pays niçois.

C'est après avoir observé avec des témoins, pendant plus de vingt minutes, un "cigare volant" qui évoluait dans le ciel ibérique, que Claude vint à l'ufologie. Très lié à Jimmy Guieu, c'est sous son impulsion qu'il créa l'U.E.C.

En rapport avec de nombreux chercheurs sud-américains, il était en permanence informé des événements insolites qui se déroulaient dans cette partie du monde.

Toutes les associations ufologiques profitèrent de sa gentillesse et de son sens de la communication. En effet, Claude diffusait largement et sans aucun ostracisme les nombreux communiqués qui lui parvenaient.

Un solide maillon de la grande chaîne d'union des chercheurs parallèles vient de nous quitter, nous savons tous que son travail et son action nous aurons permis de faire un petit pas dans le domaine bien mystérieux de l'ufologie.

A sa famille et à tous ceux qui l'ont aimé, nous adressons nos plus sincères et attristées condoléances.

Guy Tarade


PARUTION DU NOUVEAU NUMÉRO DE LA GAZETTE FORTEENNE

 

C'est fait, il est enfin paru le nouveau numéro de la Gazette Fortéenne. Un travail TRÈS IMPORTANT réalisé par Jean Luc Riverra et son équipe. Nous vous conseillons ardemment de vous procurer cet ouvrage exceptionnel, riche et d'une qualité exemplaire. Bien des aléas du au travail important que demande une telle publication ont été surmonté. Mais le résultat est là. Un nouveau monument de l'actualité fortéenne à votre disposition.

 

Marc Hallet a réagit immédiatement après la parution de cet ouvrage.  Il en reconnaît la qualité exceptionnelle et conseil à tous de le lire, de se le procurer. Marc Hallet est un spécialiste incontestable de l'affaire ADAMSKI. Sans pour autant en accepter toutes ses remarques, il nous semble important que vous ayez accès à ses idées et remarques, c'est pourquoi nous reproduisons ci-après son étude, qui ne met en aucun cas en doute la qualité exceptionnelle de ce nouveau numéro de LA GAZETTE FORTEENNE. Toutes vos remarques seront également les bienvenues et nous les reproduirons ici même si vous souhaitez réagir.

 

Le texte de Marc Hallet

Pour qui sonne le glas ?

 

Après avoir, pendant de longues années, écrit l'histoire de l'ufologie à sa façon, Jean Sider vient de se lancer dans une autre discipline ; celle de la critique historique. Pour ce premier essai, M. Sider se fait fort de "sonner le glas" du mythe Adamski dont il semble vouloir passer pour le premier pourfendeur francophone sérieux (Cfr. Gazette Fortéenne n°2).  J'ai plutôt l'impression que ce texte va sonner le glas d'une méthodologie... sidérante !

 Le ne vais pas m'appesantir sur les conclusions absurdes que l'auteur a proposées au départ d'analyses incorrectes et de confusions diverses. Je vais plutôt montrer en quoi et à quel point sa méthodologie est extravagante...

Pour faire oeuvre d'historien sérieux, surtout dans le domaine de la critique des événements, il faut se baser sur des références nombreuses et solides. Il faut surtout examiner et citer les sources les plus proches des événements, c'est-à-dire les écrits de leurs témoins ou de leurs protagonistes, les interviews directes de ceux-ci et les enquêtes réalisées le plus tôt possible les concernant. Examinons donc ce que vaut réellement la documentation de M. Sider...

 A l'appui de son article, il cite en tout 90 références, ce qui peut paraître beaucoup pour un texte de quelques pages. Mais ce n'est là que poudre aux yeux car de nombreux livres ou articles sont en fait cités un grand nombre de fois. Ainsi, le livre de Bennet est cité 18 fois et celui de Moyer 5 fois. De simples articles, comme ceux de Stupple ou Elswood, sont respectivement cités 6 fois et 3 fois. Une revue comme UFO Magazine 10 ; 3 est citée deux fois. Mais je vais surtout montrer que l'auteur a également cité des ouvrages qu'il n'a même pas lus, ce qui est un comble pour quelqu'un qui se réclame d'une démarche objective !

 Pour des événements dont l'essentiel s'est produit entre 1947 et 1965, J. Sider ne cite pratiquement que des textes postérieurs à 1980 et dont les auteurs ne furent en aucun cas associés aux événements dont question. En outre, du strict point de vue ufologique, on peut considérer ces auteurs comme des quasi inconnus ou des "seconds couteaux". En revanche, M. Sider n'a même pas lu certains travaux critiques incontournables (voir plus loin). Quant aux écrits du principal protagoniste, je vais montrer que M. Sider ne les a tout simplement pas lus du tout ou que s'il en a lu un (Flying Saucers Have Landed), il ne l'a même pas compris correctement !

 Voyons en effet ce que M. Sider prétend avoir trouvé dans les ouvrages d'Adamski...

 Si l'on se réfère au premier paragraphe situé sous le titre "Voyages utopiques et allégations mensongères" de l'article de Jean Sider, on lit d'abord ceci : "Adamski a affirmé avoir effectué plusieurs voyages spatiaux à bord d'une soucoupe volante pilotée par (...) d'angéliques grands humanoïdes de type aryen aux longs cheveux blonds." On apprend aussi que : "Dans Inside the Space Ships, il raconte en détail son voyage sur la Lune, sur Vénus et sur Mars..." Or, dans “Inside the Space Ships”, précisément, Adamski a décrit plusieurs types non aryens d'extraterrestres, mais surtout il n'a fait que prétendre avoir été près de la Lune et non sur celle-ci et n’y revendiqua aucun voyage sur Vénus ou sur Mars. Jusqu'à son décès, de surcroît, Adamski n'affirma jamais avoir posé les pieds sur la Lune ou sur Mars. En revanche, dans un roman de science-fiction qu'il publia en 1949, et qu'il intitula "Pioneers of Space, a Trip to the Moon, Mars and Venus", Adamski parla d'un groupe d'explorateurs terriens qui faisaient un voyage sur les trois corps célestes mentionnés dans le titre de l'ouvrage. Ceci montre que M. Sider a purement et simplement confondu le contenu de ces deux ouvrages. Mais j’ajouterai qu'en outre, il ne les a lus ni l'un ni l'autre ! En effet, en plus des grossières erreurs concernant “Inside the Space Ships” dont je viens de dire un mot, on peut remarquer que, parlant très sommairement des similitudes qui existent entre ces deux livres (sous le titre "Jésus transformé en Vénusien"), Sider ne put que renvoyer à un écrit de l'ufologue de seconde zone Moyer et non aux ouvrages originaux eux-mêmes. Si ce n’est pas de ces ouvrages eux-mêmes qu’il tira directement ces comparaisons, c’est donc forcément qu’il ne les lut jamais.

 En mars 1961, dans un courrier confidentiel adressé à quelques-uns de ses principaux collaborateurs, Adamski revendiqua un récent voyage sur Vénus et, plus tard encore, il publia une brochure relative à un voyage sur Saturne. Jean Sider, persuadé que ce contacté parla déjà d'un voyage sur Vénus dans “Inside The Space Ships, s’est moqué de lui en disant qu'il se contredisait souvent et il en cite pour preuve le fait qu'en 1959 Adamski déclara "je ne suis pas allé sur Vénus". En fait, ici encore, ce n'est pas Adamski qui s'est contredit, c'est Sider qui a tout mélangé !

 Dans ses "conclusions", M. Sider écrit encore à propos d'Adamski : "D'ailleurs, il est allé jusqu'à dire qu'un homme de l'espace lui avait fourni une pellicule de clichés du scoutcraft réalisés par Orthon à bord de son vaisseau spatial. Ces clichés auraient été faits le 20 novembre 1952, et la pellicule aurait été jetée par une main issue d'un hublot du scoutcraft apparu lors de la rencontre du 13 décembre 1952." Qui a lu "Flying Saucers Have Landed" (actuellement aisément disponible en libraire dans une -mauvaise- traduction intitulée "Les soucoupes volantes ont atterri" parue dans la collection J'ai Lu), sait ou peut vérifier aisément que ce n'est pas du tout cela qu'Adamski raconta. Ce qu'a dit le contacté, c'est que les clichés furent réalisés par lui le 13 décembre alors que la soucoupe se dirigeait vers sa propriété et que du hublot de l’engin lui fut lancée une plaque photographique sur laquelle il découvrit, au développement, une "écriture d'une autre planète". Ici, Sider confond les dates et mélange complètement les faits qu'il semble en fait ne pas du tout connaître. Et, le pire, c'est que plutôt que de citer le texte original, il cite une fois encore un ouvrage de seconde-main, en l’occurrence l'ouvrage de Bennet. Puis il ajoute, pour se moquer d'Adamski et de ses admirateurs : "il n'est pas interdit de rire."

 Mais de qui faut-il rire ici ? Du roublard Adamski, de certains de ses naïfs disciples ou de leur pourfendeur francophone qui, lui, n’a pas lu les écrits originaux, à tout mélangé et n’a rien compris ?

Voici encore ce qu'écrit ailleurs M. Sider : "L'un des amis d'Adamski de la première heure, Carol A. Honey, a divulgué également plusieurs choses qui méritent d'être signalées. Dans les années 1930, Honey avait produit des copies des conférences sur la métapsychique et les religions orientales que le contacté donnait occasionnellement. Plus tard, quand il a changé de cap, Adamski a barré la mention The royal Order of Tibet, pour la remplacer par Space Brothers. Le chercheur belge Frank Boitte, déjà cité, m'a fourni une copie de page extraite d'un bulletin édité par Adamski qui reprend la fin d'un discours signé "By Prof. G. Adamski". On peut y trouver effectivement la mention The Royal Order of Tibet raturée et remplacée par Space Brothers." Ce passage est révélateur à plus d'un titre. En tout premier lieu, mon ami Carol Honey ne rencontra Adamski que dans les années 50, bien après que ce dernier eut publié “Inside the Space Ships. Ici, l'erreur de Sider est d'autant plus grossière qu'il est le seul, à ma connaissance, à l'avoir jamais commise. Il en est, en quelque sorte, le remarquable inventeur ! C'est après avoir travaillé un certain temps pour Adamski que Honey découvrit les écrits que ce dernier avait déjà diffusés dans les années 30. Et c'est alors qu'il se rendit compte de la supercherie qui avait consisté à les "réactualiser" en les mettant à la "sauce extraterrestre" plutôt qu'à la sauce philosophico-mystique pseudo tibétaine originelle. Cela, Timothy Good et Lou Zinsstag le racontèrent dans leur livre écrit en commun ("George Adamski - The untold story" publié en 1983) que Sider cite dans sa bibliographie. Et ils y publièrent (en planche 49) la fameuse page remise à Sider par le "chercheur" Boitte (qui n'alla donc pas chercher bien loin). Si Sider a eu besoin de M. Boitte pour obtenir ce document, c'est qu'il n'a pas lu non plus le livre de Good et Zinsstag qu'il cite. S'il avait lu ce livre, il n'aurait forcément pas écrit que Honey avait connu Adamski dans les années 30. Ainsi donc, non seulement M. Sider n'a pas lu les deux principaux livres ufologiques d'Adamski, mais il n'a pas lu non plus ce "classique" de la littérature adamskiste qui contient pourtant de nombreux témoignages de première main sur le contacté. Etrange manière de pratiquer la critique historique...

Jean Sider a quelque peu parlé de James Moseley, tant à propos de la lettre du pseudo Straith qu'à propos des rétractations de certains des témoins de la rencontre avec le "vénusien" dans le Desert Center. Et il a cité à ce sujet un numéro de la revue Saucer New de cet ufologue américain en ne disant que vaguement ce qu'il contenait. Et pour cause : il est clair que Jean Sider n'a jamais vu cette publication dont il n'a même pu donner ni la date de parution précise ni le numéro. Pire : il n'en a même jamais vu la reproduction intégrale que James Moseley a pourtant publiée en 2002 dans son livre "Shockingly close to the truth ! - Confessions of a grave-robbing ufologist". Ce livre incontournable, M. Sider ne l'a donc pas lu non plus. Et c'est d'autant plus grave qu'étant récent, on peut aisément se le procurer. D'autres preuves existent qu'il n'a pas lu les documents publiés par Moseley et qui sont essentiels par rapport à la controverse : parlant de choses diverses qui s'y trouvaient, J. Sider cite en référence non les originaux, mais bien, une fois de plus, Collin Bennet, sous les n° 51 et 52 de ses références. Ainsi donc, plutôt que de se procurer ces documents importants (contenant, entre autres choses, le témoignage personnel de Jerold E. Baker qui fut associé aux photos du 13 décembre 1952) pour les lire et les citer directement, Jean Sider s'est contenté d'en fournir des résumés approximatifs basés sur des racontars qu'il a découverts sous la plume de "seconds couteaux" comme Jim Marrs et Collin Bennett, personnages quasi inconnus de la scène ufologique en dehors de leurs faibles contributions au débat citées par M. Sider. Mais voici peut-être le clou : Moseley, qui fut un opposant de la première heure d'Adamski et a occupé une place prépondérante dans la "saga" du "contacté", n'a même pas été cité dans la bibliographie de Sider. Dans cette même bibliographie, tout autant que dans le texte de l'article de M. Sider, on ne trouve pas davantage mention de l'important livre de Gray Barker intitulé "The Book of Adamski". Rien qu'à ces lacunes, plus encore qu’à toutes les erreurs qui précèdent, on mesure, sans le moindre doute, la valeur extraordinairement faible de la documentation réunie par M. Sider que d'aucuns croient à tort bien informé ou  consciencieux.

 Et ce n'est pas tout !

 Fred Steckling fut un très proche collaborateur d'Adamski ; si proche qu'il participa même à son plus fameux trucage (le film dit "Rodeffer"). Steckling a publié deux livres diffusés en librairie dont un où il ne racontait que ses rencontres avec des extraterrestres ainsi que son périple de conférences dans de nombreux pays d'Europe où il se vantait d'avoir filmé une escadrille d'ovni. Ce livre, Sider le cite en 84ème place dans sa bibliographie ; mais il est clair, une fois encore, qu'il ne l'a pas lu. Car voici tout ce qu'il est capable d'écrire sur Steckling : "Fred Steckling, ami intime d'Adamski dans ses dernières années, est lui-même un contacté et a aussi écrit un livre (84). Il a même déclaré "J'ai parlé avec les visiteurs de l'espace durant leurs rapports avec Adamski. Ce sont des gens faits de chair et de sang comme nous (85)." Cette dernière référence bibliographique n° 85 ne renvoyant pas au livre de Steckling cité, mais à celui du "second couteau" Colin Bennet publié en 2001 (soit  trente ans après celui dans lequel Steckling racontait ses aventures avec les extraterrestres), il est patent que Sider n'a pas lu le livre de Steckling non plus.

 En résumé, M. Sider ne semble avoir lu aucun des livres d'Adamski distribués dans le commerce. Il n'a évidemment pas lu davantage ses ouvrages publiés hors commerce (dont son fameux “Report from Saturn”). Au niveau des textes critiques importants publiés du vivant d'Adamski, M. Sider n'a rien lu : ni James Moseley, ni Jerold Baker. Il n'a pas lu davantage l'ouvrage de Gray Barker publié peu après le décès du "contacté" et n'a pas lu non plus les livres de Steckling qui succéda à Alice Wells à la tête de la George Adamski Foundation qu’il n’a citée nulle part. Je ne vois rien à ajouter à un aussi terrible constat d’insuffisance et d’ignorance.

 Longuement, M. Sider a traité des photos et du film d'Adamski pour dire que tout cela fut truqué. Mais dans sa prose verbeuse, il n'y a pas le moindre élément technique qui soit utilisé. On ne trouve là que des opinions, des appréciations et des affirmations d'autrui. En fait, M. Sider s’est comporté là comme quelqu'un qui est convaincu d'une chose mais qui est bien incapable de la prouver parce qu'il n'y connaît rien. La preuve évidente en est qu'il parle de "pellicule" photographique alors qu'avec son matériel Adamski n'utilisa jamais que des plaques photographiques. Toute personne un tant soit peu compétente en la matière appréciera les énormes différences que cela suppose d'un strict point de vue technique. Une autre preuve de l'incompétence de J. Sider en photographie (astronomique) est ce qu'il écrit un moment donné en parlant d'un certain Harold Salkin : "Il a aussi certifié qu'au moins une de ses fameuses photos de soucoupes volantes était un trucage, car il avait constaté que l'image de l'ovni s'étendait au-delà du cadre prévu pour l'impression du cliché de la pellicule." Si vous relisez cette phrase attentivement, vous constaterez qu'elle n'a pas de sens par rapport à ce qui peut se concevoir d'un strict point de vue logique : aucune image visible ne peut déborder du cadre d'impression d'un cliché. Cette phrase indique bien que M. Sider a usé là d'un argument qu'il a recopié approximativement sans même le comprendre. Je connais cet argument; il est éculé et irrecevable. Il concerne une photographie qui montrait un OVNI se profilant en apparence sur la Lune. On voyait là un bord sombre arrondi qui paraissait être la limite du champ du télescope. Or, de fait, l'ovni "mordait" sur cette zone, chose anormale paraissant trahir un trucage par superposition d'images. Mais ce bord sombre n'était pas la limite réelle du champ du télescope et un décentrement de l'appareil expliquait l'apparence curieuse. J'ai démontré ailleurs que ce cliché, comme les autres, était truqué ; mais pas du tout pour la raison invoquée ci-dessus et restée incompréhensible pour Jean Sider.

 Le devoir d'un homme qui veut se lancer dans la critique historique est de commencer par s'informer aussi complètement et rigoureusement que possible. Pour ce faire, il ne doit écarter aucune source à-priori. Or, si M. Sider cite ma traduction d'Inside The Space Ships parue chez Michel Moutet (sans toutefois citer mon nom), il ne cite aucun de mes nombreux travaux sur Adamski publiés tant chez Michel Moutet que par moi-même et dans diverses publications ufologiques périodiques depuis vingt ans. Or, ce Monsieur n'ignore pas mon existence ; mais il refuse de m'accorder le moindre intérêt puisqu'il a même été jusqu'à me renvoyer un courrier sans daigner l'ouvrir (j'ai diffusé jadis les preuves de cette pantalonnade). C'est certes son droit de refuser de jeter ses yeux sur mes écrits et d'agir de mauvaise foi comme si je n'existais pas; mais alors, qu'il ne se lance pas dans la critique historique sérieuse et qu'il n'essaye pas de se faire passer pour un chercheur objectif bien documenté !

 Je vais citer ici deux preuves formelles que M. Sider a délibérément ignoré mes études sur Adamski. Je ne considérerai que la plus répandue d’entre elles, celle publiée par Michel Moutet en 1983 sous le titre "Desert Center - George Adamski".

 Dans son texte, M. Sider parle d'une de ses découvertes personnelles relative à la signification démoniaque du nom Orthon. Cette découverte, il l'a faite, dit-il, dans le dictionnaire infernal de Collin de Plancy. C'est peut-être une découverte récente pour M. Sider, mais pas pour mes lecteurs puisque j'avais déjà signalé la chose voilà vingt ans en page 77 de mon livre ! Disons que M. Sider retarde “un peu”...

 En ce qui concerne la médaille vaticane qu'Adamski prétendit avoir reçue, M. Sider se livre à une longue étude personnelle sous prétexte que nul autre que lui, auparavant, n'avait songé à vérifier les faits ("comme personne, apparemment, n'a opéré des vérifications sérieuses sur sa prétendue entrevue avec Jean XXIII, je me suis employé à régler le sort de ce canard qui s'est colporté de revue en livres pendant plus de quarante ans.") Hélas pour M. Sider, ses vérifications entreprises en 2000 avaient été précédées des miennes publiées déjà en 1983 dans Desert Center. J'y expliquais qu'Adamski n'avait pu rencontrer Jean XXIII parce que celui-ci était mourant et j'y démontrais que la médaille n'était pas une décoration officielle du Vatican, mais bien un objet commercial, sans grande valeur, vendu par une société milanaise. Celui qui voudra bien se reporter à mon texte datant de vingt ans le trouvera autrement plus précis et argumenté que celui que M. Sider présente aujourd'hui. Dernier détail qui montre que notre homme ne s'est même pas donné la peine de jeter un coup d’oeil sur mon livre : c'est dans l'ouvrage de JG Dohmen qu'il a trouvé une photo de cette médaille, dit-il. Il l'aurait trouvée plus facilement dans mon ouvrage.

 Au fil d'un monceau d'erreurs, de confusions, d'inventions et sur base de son ignorance globale réelle du cas Adamski, Jean Sider a réécrit la vie de ce prétendu contacté en s'arrangeant pour la mettre au service de ses thèses démoniaques délirantes. J'ai dit plus haut, quand il était question de choses un peu techniques le dépassant, comment notre apprenti-historien s'y prenait. En d'autres circonstances, il a usé de méthodes encore plus étonnantes. C'est ainsi que, n'étant pas parvenu à comprendre clairement la manière dont les choses se passèrent dans le Desert Center le 20 novembre 1952, il affirme simplement que toutes les personnes qui s'y trouvèrent rassemblées autour d'Adamski furent de faux témoins et des menteurs. Rien de moins. Certes, il a parlé des rétractations de certaines de ces personnes ; mais comme il ne les a pas lues (chez Moseley et d'autres), il est resté incapable de comprendre comment ces personnes furent roulées par Adamski et finirent par admettre que ce qu'elles avaient vu réellement ne correspondait pas à ce qu'elles avaient cru qu'il s'était passé...

 J'en resterai là avec cet article mal ficelé dans lequel l'auteur saute sans cesse du coq à l'âne comme s'il développait sa "démonstration" en se laissant entraîner par le courant d'une pensés vagabonde ou erratique.

 Ce n'est pas en alignant de sottes affirmations faites de bric et de broc pour les faire cadrer avec une thèse préconçue qu'on fait de l'histoire et encore moins de la critique historique. C'est pourtant la méthode choisie par Jean Sider. Chacun peut donc désormais juger de la valeur qu'on peut accorder non seulement à son article sur Adamski mais aussi, sans doute, à l'ensemble de son oeuvre écrite et tout particulièrement à ses méthodes.

 

Liège, le 10 janvier 2004

 

Marc  HALLET

  

REFERENCES :

 

Outre “Desert Center - George Adamski”, paru chez Michel Moutet en 1983, Marc HALLET a également diffusé sur Adamski plusieurs travaux auto-édités. Parmi ceux-ci, on peut citer les deux plus récents :

- George Adamski - Dernière synthèse (Liège - 1994)

- Biographie d’un escroc : George Adamski (Liège - 2000)

 

On trouvera également sur son site internet

http://www.marc-hallet.be.tf

une réfutation courte mais précise des principales “preuves” citées par les adamskistes en faveur de leur “maître”...


 

UNE NOUVELLE DE MARC HALLET

NFOS de Marc HALLET  -  INFOS de Marc HALLET  -  INFOS de Marc HALLE

UN LIVRE OUBLIE...

C'est en 1889 que parut, à Paris, Les aventures extraordinaires d'un savant russe de G. Le Faure et H. Graffigny.
 
Ce gros ouvrage, en deux volumes remplis d'illustrations amusantes ou scientifiques, est unique en son genre puisqu'il mêla, de façon débridée, les connaissances scientifiques les plus sûres du temps aux rêveries  les plus folles. C'est de voyages dans l'espace, sur notre Lune et d'autres planètes de notre système qu'il y était question. Et, au cours de ces voyages, les héros du livre rencontraient des extraterrestres utilisant des engins sophistiqués..

.

Mon ambition, ici, n'est pas de résumer les aventures de ces héros ni de décrire leurs découvertes. D'autres, comme par exemple Lucien Boia (L'exploration imaginaire de l'espace, Paris, La Découverte, 1987), l'ont fait mieux que je ne le saurais faire ici. Mon seul désir était de rappeler cet ouvrage à mes correspondants car il est la preuve indiscutable que les idées sur les voyages dans l'espace et les extraterrestres se développèrent parallèlement aux connaissances scientifiques touchant l'astronomie. A remarquer, entre autres choses, que l'ouvrage dont il est ici question fut préfacé par Camille Flammarion qui était alors au sommet de la popularité...
 
Liège, le 7 décembre 2003

Un enfant coursé par l’ovni de Froideville?
Nouvelle du JOURNAL 24 H  - VAUD   SUISSE

Son passage à Froideville a été bref. Très bref. Mais les rues du village bruissent encore de son ronronnement particulier. Difficile, une semaine après les faits (24 heures du 29 novembre), d’oublier le «ballon de rugby volant» observé par trois villageois au moins. Un ovni? Un mouchard télécommandé depuis un vaisseau spatial resté à l’écart? Une fusée artisanale? Le mystère demeure. On en sait toutefois plus aujourd’hui sur la trajectoire de l’engin, sur sa petite virée en terre vaudoise en quelque sorte. Autre fait nouveau: un enfant d’une dizaine d’années aurait affirmé s’être retrouvé nez à nez avec l’ovni. Il en aurait parlé à l’école.

Rapide rappel des faits. Vendredi dernier, dans la matinée, la police cantonale reçoit trois appels téléphoniques distincts. Trois habitants de Froideville qui disent avoir aperçu un objet volant non identifié. Il avait la forme d’un ballon de rugby. Sa taille aussi. Il ronronnait et se déplaçait horizontalement. Dépêchée sur place, une équipe du service de dépiégeage de la police rentrera bredouille.

En recoupant divers témoignages, les on-dit, les lieux d’apparition de l’engin, on arrive aujourd’hui à reconstituer sa trajectoire. Il serait tout d’abord apparu au nord du village, côté Bottens. Il se serait ensuite déplacé en direction de Montheron. Il aurait rebroussé chemin et tourné devant le Café de l’Ecureuil. C’est justement au bas du village qu’un enfant aurait croisé son chemin. Il aurait lui aussi décrit un objet rouge orangé. Le garçon était à l’intérieur d’une maison. L’objet volant serait entré. Il lui aurait tourné plusieurs fois autour. Paniqué, l’enfant se serait réfugié au premier étage. Le «ballon de rugby volant» aurait poursuivi sa route à l’est, pratiquement à l’autre bout du village, avant de revenir pratiquement, là où il était apparu. Une trajectoire en forme de cercle.

A noter que d’autres témoins seraient sortis du bois. Côté bois du Jorat justement, ils auraient vu quelque chose. Le fameux ballon de rugby? Non. Mais un objet «plus volumineux» stationnant dans le ciel.

Laurent Antonoff

 

Un ovni à Froideville !

MYSTERE : Trois personnes ont vu un "ballon de rugby volant qui ronronnait". Il aurait provoqué des perturbations électriques.  La police enquête.

C'est Mars Attacks sur Froideville !
Hier à midi, trois habitants ont vu un ovni dans le ciel. La police alertée.

 

MYSTÈRE  (...) Il ressemblait à un ballon de rugby. Il ronronnait en se déplaçant verticalement. (...) Il était midi. A peu près. Une femme vaquait à sa cuisine. C'est
elle qui a vu l'objet la première. Un ballon de rugby volant qui ronronnait. Il se  déplaçait verticalement devant sa fenêtre. Au même moment, tout s'est éteint
dans la maison. Coupure générale d'électricité ! Le deuxième témoin est une voisine. Elle décrit exactement le même phénomène, à la différence près que, chez elle, des
appareils électriques se sont mis en marche spontanément. L'ovni a encore été aperçu  par une troisième personne. Puis plus rien. Tous les trois ont alors appelé la gendarmerie.
(...) "Un avion militaire est bien passé sur Froideville un peu avant midi, mais bien entendu rien qui ressemble aux témoignages recueillis...(...)
 
Spécialistes du dépiégage sur place
 
Toujours est-il qu'en désespoir de cause, c'est une équipe spécialisée dans le dépiégeage qui a été envoyée à Froideville. Celle-là même qui d'ordinaire s'occupe d'explosifs ou de bombes. Leur mission : relever toutes les traces possibles pour élucider le mystère du ballon de rugby volant. On attend ses résultats avec impatience.
 
                                                                         Laurent Antonoff    
 
  le journal 24 Heures (Vaud, Suisse) : 29-11-2003

 

La photo truquée de Petit-Rechain*

 

* Il s'agit de la photo la plus connue des cas belges 1989-1990 parue en première page de magazines ou de livres.

 

Je tiens a remercier l'astrophysicien Pierre Magain et le mathématicien Thierry Veyt pour leur analyse de ce cas.

 

Novembre 1989. Quinze jours après la chute du mur de Berlin, plusieurs gendarmes belges déclarèrent avoir observe un ovni gigantesque, triangulaire pour les uns , rectangulaire pour les autres , aux feux éblouissants survolant une voie de grande circulation. Étonnant qu'aucun automobiliste ne se soit arrête ou apporte son témoignage a un événement décrit comme exceptionnel.

 

A moins que . A moins que tout cela n'ait jamais existe. A moins qu'un mot d'ordre n'ait circule et qu'il fallait a ce moment justifier des opérations secrètes d'engins américains en cette période perturbée d'effondrement du communisme. Les militaires préfèrent laisser supposer "un coup des extra-terrestres" plutôt que d'avouer a l'opinion publique leurs réelles activités.

 

après cela , beaucoup de témoignages identiques faisant état d'un engin triangulaire ressemblant étrangement aux derniers modèles d'avion furtif américain , quelques méprises , quelques hallucinations et de faux échos radar (bulles de convection) . L'association ufologique belge Sobeps organise même une chasse a l'ovni en collaboration avec l'armée belge. Flop monumental et pour cause.

 

Alors dans ce contexte, cette association se jette sur la seule photographie disponible et la défend bec et ongles , au lieu de l'analyser sans parti pris.

 

Car tout sent le faux dans ce cliche. Un témoin qui prend 2 photos et s'empresse de jeter le deuxième , comme si cette 2eme  photo pouvait révéler des traces de trucage.

 

Le témoin contacte un photographe professionnel , qui lui va vendre la photo , sans jamais émettre le moindre commentaire , ni relever la moindre invraisemblance . Tout se passe comme si le photographe professionnel servait de caution a une photo truquée , prise soi-disant par un autre , a but exclusivement financier.

 

Car tout est incohérent entre le témoignage et la photo.Le témoin ne voit aucun "jet de réacteur" ou "jet de plasma" mais uniquement 3 globes lumineux blancs. Le témoin prétend ne pas avoir bouge en utilisant une pause B (l'obturateur s'ouvre et se ferme manuellement par 2 clics successifs) et un téléobjectif tout en "se callant contre un mur". C'est gros. Quiconque a jamais photographie en pose B et au téléobjectif saura que c'est impossible sans l'utilisation d'un pied.

 

Pourquoi affirme-t-il cela? Pour faire croire que le flou de bouge des 3 globes n'est pas un flou mais plutôt un "jet de réacteur" ou un "jet de plasma". Cela rajoute une couche d'extraordinaire et cela fait vendre.

 

Un tour d'illusionniste pour porter l'attention ailleurs et pour que l'analyste ne voit pas le trucage. S'il y avait réellement eu un "jet de réacteur" , le témoin l'aurait vu et l'aurait décrit dans son témoignage.

 

Le mathématicien Thierry Veyt m'a communique son analyse . On peut ainsi reconstituer par calcul matriciel (qui sert de base pour les images de synthèse) le flou de bouge d'un objet tridimensionnel en suivant son mouvement dans l'espace et en le projetant sur un plan (ce que fait une photo , cad elle aplatit ce qui est dans l'espace). Et si on ne peut trouver aucun mouvement dans l'espace qui puisse être a l'origine d'un flou de bouge aussi disparate , c'est que la structure triangulaire se déforme (explosion de l'engin mais on n'a retrouve aucun débris , bien sur ) ou qu'il s'agit d'un trucage utilisant des encoches. ...

 

Une vitre sur laquelle on colle un carton triangulaire avec 3 encoches et une lumière provenant de l'arrière. Et comme par hasard , l'analyse spectrométrique montre que "la lumière semble provenir de l'arrière de la structure triangulaire". On bouge alors un peu pour que les contours ne soient pas nets . Mais comme la photo est trop bien cadrée , il faut expliquer les circonstances (un objet éloigne doit être pris au téléobjectif pour être aussi bien cadre qu'une maquette et pour expliquer la grande quantité de lumière , on invente la pause B). Et pour faire vendre , on dit qu'on a pas bouge. Et la , c'est vraiment trop gros!

 

Seule l'association ufologique belge est tombe dans le panneau. A moins qu'elle n'en ait tire profit pour faire vendre ses livres (Vague d'ovnis sur la Belgique Tome 1 et 2).

 

 Nous sommes de plus en plus nombreux a penser qu'il faut avoir le courage de dénoncer l'imposture (surtout quand c'est aussi flagrant) et non se laisser éblouir par des "jets de plasmas" totalement invérifiés a ce jour et uniquement dignes de la science-fiction.

 

Ananda Nuwanda

 

 

UN AUTRE AVIS

Monsieur, 

 

Votre texte sur la vague belge contient un certain nombre d'inexactitudes et d'approximations que je me dois de rectifier. Il est trop simpliste de critiquer la véracité de la photo de Petit-Rechain pour discréditer l'ensemble des observations. De plus, Messieurs Maingain et Veyt ont peut-être montré que la photo de Petit-Rechain pourrait être un faux, pas nécessairement qu'elle en est un. Et vous passez sous silence les arguments en faveur de l'authenticité de la photo comme le fait que l'objet triangulaire ait les coins arrondis, un détail assez difficile à imaginer en cas de supercherie. Votre "tout cela sent le faux" n'est de fait pas étayé par une analyse très précise.

Mais surtout il reste des centaines de témoignages recueillis et sans doute bien d'autres qui ne l'ont jamais été. On est très loin de "quelques hallucinations, quelques méprises". On a des témoins qui voient le même objet au même moment depuis des lieux différents. Pour les besoins d'une conférence, j'ai moi-même entendu plusieurs personnes (dont un docteur en chimie) qui m'ont avoué avoir vu cet objet, n'avoir jamais témoigné officiellement et n'y rien comprendre. Quant au caractère matériel dudit objet, il paraît solidement établi. Pour toute une série de raisons, cela ne pouvait être un plus léger que l'air (il a volé en pleine tempête sans paraître subir le moindre inconvénient et les accélérations foudroyantes rendent cette hypothèse pratiquement impossible). Si c'est un prototype d'aéronef us plus lourd que l'air, il est vraiment très en avance sur son temps (capable de voler à très petite vitesse, de faire du sur place, de partir à très grande vitesse). Il volerait donc avec un système de propulsion révolutionnaire dont aucune recherche préliminaire n'aurait jamais émergé dans le monde scientifique (assez peu crédible). J'ai dépouillé des revues américaines d'aéronautique (Aviation Week et Jane's Defence notamment) sans jamais trouver de référence de prototype qui pourrait concorder avec l'objet vu en Belgique. On parle d'un TR3B Astra sur certains sites ufologiques mais cela ressemble plus à une forme de fierté américaine et/ou une manière de se rassurer. Or, après 18 ans, on aurait quand même dû relever quelques indiscrétions sur cet aéronef. Les hypothèses de Mr Veyt exprimées sur un autre site (Lo Flyte, drônes) ne tiennent pas du tout la route (le Lo Flyte n'est pas capable de vol à très basse vitesse ou de sur place, pas plus qu'un drône d'ailleurs; le Lo Flyte est de petite dimension et le premier modèle n'a volé qu'en 1995; et les dimensions imposantes du triangle ne plaident pas non plus pour le drône). Plus fort, on peut aisément relever plusieurs témoignages remontant aux années 70 qui décrivent déjà ce type d'objet triangulaire avec trois projecteurs blancs.

Votre chronologie est imprécise. Ainsi, l'objet a été vu de 1989 à 1991 voire jusqu'en 1993 (pourquoi donc essayer un prototype us sur le territoire belge durant tant d'années?). Et a contrario de ce que vous écrivez, on dispose bien de témoignages d'automobilistes qui l'ont aperçu le long d'autoroutes et même immobile au-dessus d'un pont d'autoroute.

Non, l'objet observé ne ressemble pas aux modèles furtifs américains de l'époque comme le F117a Nighthawk et surtout les performances alléguées de l'objet sont totalement impossibles pour le F117a et autres furtifs (Northrop B2,...).

Ce que je constate par contre, c'est la volonté, parmi certains milieux d'ufologues français et canadiens, de trouver à tout prix une explication conventionnelle à la vague belge, probablement par pure jalousie alors que les cas français présentés comme intrigants sont eux bien davantage sujets à caution (Valensole, Trans-en-Provence, le vol du Cdt Duboc pour ne citer que les plus célèbres cas français). Ainsi de Mr Jean-Jacques Velasco qui défend l'origine extraterrestre des "vrais ovnis", arguant notamment qu'ils visitent les sites sensibles (nucléaires), mais réfute le caractère étrange des ovnis vus en Belgique, attribuant les observations à un prototype us et commettant de ce fait dans son dernier livre plusieurs approximations et erreurs sur la vague belge. J'ai d'ailleurs envoyé un mail argumenté à Mr Velasco mais je n'ai jamais reçu la moindre réponse. En recevrai-je une de votre part?

Dans l'état actuel de nos connaissances sur ce dossier, attribuer la vague belge à des hallucinations et des méprises, s'apparente à de la malhonnêteté. L'attribuer à un prototype us sans autre précision et sans citer les solides arguments qui s'opposent à cette explication n'est autre que du simplisme.

J'ajoute que je ne ne suis pas membre de la Sobeps, institution que je respecte pour le travail accompli, mais m'intéresse au phénomène ovni depuis une bonne trentaine d'années tout en gardant un esprit rationnel.

Salutations distinguées,

Eddy Louchez

Historien à l'Université catholique de Louvain

RÉFLEXIONS

L'OVNI n'existe pas en absolu

Dès qu'on identifie un ovni , me disait Thierry Veyt (ex-ufologue et féru de mathématiques) , celui-ci cesse d'être non identifié et ce n'est plus alors un ovni.
En clair l'étiquette "non identifié" est un stade temporaire en attente qu'une identification future (soit que l'enquête soit totalement terminée soit que les progrès de la science aient permis de comprendre certains phénomènes) colle une étiquette définitive.
Mais cette étiquette "non identifié" est source de nombreuses erreurs. La première est de considérer tous les cas inconnus comme appartenant à un seul et même phénomène , et puis de faire une analyse globale du phénomène.
On dit que l'engin évolue à plus de 5000 Km/h , se basant sur le témoignage X , qu'il évolue à basse altitude et possède des dimensions gigantesques , se basant sur le témoignage Y , ...
Et puis patatras , tout s'effondre , ...

Une analyse plus approfondie prouvera que le témoin X souffre d'hallucinations , que le témoin Y a observé une rentrée de débris de satellite distants de plusieurs kilomètres à haute altitude (on sait

que la perception des distances par l'oeil humain est difficile pour plus de quelques centaines de mètres

surtout de nuit).