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PETITE
VISITE AU
COL
DE VENCE
Saint-Barnabé
Lors de notre déplacement au
Col de Vence, le dimanche 6 août 2006, l'équipe des Repas Ufologiques de Toulon
et moi-même, c’est un ensemble d’anomalies, dont nous avons été les
témoins, que nous avons constatés. Nous étions 4 personnes, plus deux enfants.
Le temps était à la pluie, petite pluie, à ce moment là (entre 20 h00 et
21 h 00 envi) le temps orageux, mais l’orage n’était nullement au dessus de
nous. Les éclairs étaient très lointains. Temps très couvert, pas de lune,
encore moins de soleil, compte tenu de l'heure. Anomalie lors de la prise
d'une photo. D’autres photos prises au même endroit, et à quelques
dizaines de secondes d’intervalle, ne présentent aucune anomalie. Pas de goûte
d’eau sur l’objectif et compte tenu des lieux, pas de risque de réflexion
à partir d’un morceau de verre, de métal, nous étions en pleine nature, sur le
plateau de St Barnabé. Le plateau est situé à quelques km du Col de Vence, et n
nous étions sur les lieux même ou des phénomènes insolites ont été
constatés.
Les Anomalies
1 –
Mon GPS est totalement inefficace au Col de Vence et dans les
environs, à 3-5 km environ.
Il indique n’importe quoi ! (MARQUE TOM TOM GO 700)
Bon, c’est peut être normal,
les autres GPS agissent peut être ainsi dans ce secteur. (ceci m'a été confirmé
par une personne participant aux Repas Ufologiques de Paris, son GPS ne
fonctionnait pas également au Col de Vence ) Pourquoi alors ce phénomène dans ce
lieu ?
2 – Véhicule arrêté,
contact éteint, le véhicule de JND s’est mis à clignoter durant quelques
secondes.
Bon, coïncidence, phénomène
électrique. Passons….
3 - Nous
avions trois téléphones portables, dont un à été utilisé sur les lieux. Le
téléphone de JND s’est initialisé et indiquait 1-1-2004. Ce phénomène a cessé
lorsqu’il est redescendu du col de Vence et le téléphone portable de JND s’est
reprogrammé à la configuration qu’il avait choisie, l’heure et la date
redevenant correcte.
Bon, certains
téléphones agissent peut être ainsi dans ce secteur.
4 – Quelques
photos ont été prises à l’aide d’un appareil numérique (Nikon E990 – Software :
v1.1. - Mode : Flash -Focale : 18mm – Point f : 3.5 – Temps exposition : 1/120 s
– vitesse Iso : 200). Sur l’une des photos, phénomène constaté après la prise de
vue et sur l’écran de contrôle du numérique, une grosse boule blanchâtre, est
visible. La pluie étant peu importante, nous étions d’autre part sous un gros
arbre, on peut tout de même imaginer une goûte d’eau passant à proximité de
l’objectif…..
Bon, explication
possible, mais, nouvelle
coïncidence, ce qui en quelques heures commence à faire beaucoup !

Apparition
sur une photo d'une boule blanche : goûte d'eau ? autre phénomène ? Nous
constatons seulement.
Les phénomènes mystérieux du
Plateau de St Barnabé et du
Col de Vence
Le plateau de SAINT
BARNABÉ (35 km environ de Nice, au Nord Ouest - près de Vence) a été présenté
pour la première fois comme mystérieux, vers 1971, par Guy Tarade lorsqu’il
publia son livre « les dossiers de l’étrange ».

Mais déjà,
ce lieu était répertorié parmi les endroits insolites, car dès 1967, lors d’un
camp d’observation du ciel 24 h sur 24 organisé durant un mois, au Baou des
Blancs, juste au dessus de Vence, j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de le
visiter.
On peut admirer sur
ce plateau un paysage de roches calcaires, de couleur blanche, aux formes
mystérieuses, extravagantes, sculptées par l’action des eaux, du vent, du gaz
carbonique, ce qui donne à ce plateau karstique un visage lunaire. On imaginera
en traversant ce paysage de grosses pierres blanches, toutes les formes
possibles – visage, animaux, fantômes, sculptures anciennes etc.…
C’est un lieu
touristique intéressant, passionnant et facile d’accès pour les amateurs
d’insolite. La végétation y est des plus intéressante et ce plateau n’a pas
encore souffert des ravages de l’urbanisation. Très peu d’habitation. Un lieu
qui n’a pratiquement pas été transformé depuis 1967, année ou je l’ai visité
pour la première fois.
Le Col De Vence et
tous les mystères qui l’entoure a été porté au grand public par Pierre Beake à
la fin des années 80. Il réalisera en 1990, avec Patrick Laurent un excellent
documentaire sur le Col de Vence.

Des centaines de
photos représentant des lumières insolites, des formes bizarres ont été prises
au Col de Vence. De nombreux témoins ont pu y voir des pierres tomber du ciel,
toutefois, jamais à ma connaissance, sur les personnes présentes, mais
quelquefois sur les voitures, y cassant parfois les pares brises ! Un
observateur venu au Col de Vence à vu son appareil photo se bloquer et ensuite,
son flash exploser ! Quelques séquences vidéo montrant des objets se déplaçant
dans le ciel à plus ou moins grande distance, ont été faites. Certains ont
aussi entendu des bruits anormaux. De nombreuses observations sur les lieux font
état de boule blanche se déplaçant dans l’espace, sphère rouge orange, de trait
lumineux aux couleurs diverses, d’objets en forme d’étoiles etc….
Des ufologues connus,
tels Gildas Bourdais, Joël Mesnard qui se sont rendu sur les lieux, ont eux
aussi été les témoins de phénomènes mystérieux.
Le Col de Vence est l’objet d’une
étude constante grâce à deux associations qui œuvrent localement et qui sont
pratiquement chaque semaine sur les lieux . La première met à la disposition des
personnes qui le souhaitent plusieurs DVD d'excellente qualité, contenant de
nombreux documents, à prix raisonnable, la seconde diffuse également un
DVD et ce gratuitement sur simple demande. En voici les coordonnées:
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Le Stand des Invisibles du
Col de Vence aux Rencontres de Châlons - octobre 2005
REFLEXIONS D'UN
VISITEUR APRÈS UNE VISITE AU COL DE VENCE
« Tu sais, tu verras peut-être rien (mais tu verras
d’abord un site magnifique…) ».
Les mêmes mots, du moins pour le début, que j’ai utilisés moi-même avec
d’autres novices de l’observation de phénomènes afin qu’ils ne soient
pas trop en attente et donc pas trop déçus si rien ne se produisait, et
pour ne pas non plus trop déflorer le mystère s’il se présentait sans
prévenir, comme d’habitude. Pour d’autres, cela aurait signalé l’amorce
de reculade de l’imposteur craignant de s’être trop avancé ; pour moi,
il y avait là tout simplement de quoi me rassurer : Pierre Beake n’était
pas le grand mage si sûr de lui qu’un claquement de doigts produirait la
belle ordonnance capable de me ravir ! J’étais libre, d’autres diront
inutile.
Arrêt sur la route en vue d’un arbre ; début de promenade remontant la
pente clairsemée de courte savane éparse et de roches très blanches ;
dépose des sacs et passage à l’action signifié par le « maintenant, au
travail » de Pierre qui me fait lever la tête d’interrogation non
formulée : qu’entend-il par là ? Une séance de prise de vues effectuées
au hasard et infructueuse qui achève de me décontracter. Puis redescente
en notant, dans ce milieu semi-désertique, cette étonnante veine d’herbe
fraîche dont le vert signale d’autres courants sous la montagne. Retour
à la route.
Ils m’ont raconté l’histoire de ces pierres qui s’annoncent par un
claquement sec avant qu’on les voie rouler à terre : des tas d’histoires
auxquelles j’acquiesce sans dire mot et dont je fais mainte retenue,
comme dans une addition, espérant bien les voir rejoindre bientôt mon
capital d’expérience personnelle. L’arbre signalé en vue plus haut une
fois dépassé, et alors que nous rejoignions la route, nous faisons
quelques pas de plus tranquilles tandis que je m’absorbe à ce qui peut
bien provoquer le bruit annonciateur fameux : C’est alors qu’il fait
écho à mes pensées ! Je sursaute alors en m’écriant : «là-bas, derrière
l’arbre, à 10 mètres derrière vous, un bruit comme deux galets de plage
que l’on choque et dont le bruit ne rebondit pas »(‘the smart,
clattering sound of two pebbles being knocked together and producing no
bouncing effect’) . Alors, c’est sûrement cela, si ça ne rebondit pas,
me dit Pierre tout en se retournant. Sur mes indications le groupe se
rend derrière le tronc de cet unique arbre où je crois pouvoir
déterminer avec absolue certitude et précision l’endroit exact d’où est
parti le son : c’est les yeux rivés là où l’on distingue simplement un
espace vide laissant apercevoir la terre entre deux minuscules pousses
arbustives de cette garrigue que je localise une vieille connaissance :
ces nœuds telluriques dont je sais la présence de façon innée depuis
désormais quelques années et dont une fois de plus, comme à chaque
occasion, je vérifie la réalité grâce à mes baguettes ! Cette fois
encore, elles s’entrecroiseront au-dessus du « nid » ainsi formé,
d’abord dans le sens Nord-Sud, puis dans le sens Est-Ouest faciles à
déterminer dans cette amorce de coucher de soleil (il a fait une belle
journée et l’on y voit encore très bien). Objectivement, il faut dire,
on ne voit visuellement rien, mais de savoir qu’il y a conjonction du
bruit entendu et d’un nœud tellurique au même endroit laisse espérer
d’autres associations futures éliminant toute notion de coïncidence, et
donc de disposer de points d’appui grâce auxquels commencer de
raisonner. Redescendant les 10 mètres parcourus je m’arrête, regardant
en direction de l’arbre d’où nous venons tandis que Pierre et Patrick,
lui tournant toujours le dos, s’arrêtent et s’affairent, qui à vérifier
son écran d’appareil photo numérique, qui celui de sa caméra vidéo.
Soudain, pointant dans la même direction que précédemment, je m’écrie,
sitôt qu’un claquement sec se fut de nouveau fait entendre (un éclair
tombant à quelques mètres de vous produit le même effet : un « clac »
sec suivi de rien) : « Regardez : une pierre qui roule ! », provoquant
le pivotement simultané de mes deux accompagnateurs dans cette
direction, Patrick déclarant aussitôt consécutivement au balayage opéré
par sa caméra « je crois que j’ai eu la fin ». Une pierre plate de la
taille et de l’épaisseur d’une calculette venait de « rouler » sur un
mètre dans notre direction à quelque 8 mètres de nous (la longueur d’une
cage de but de football, dont j’ai eu autrefois le temps d’apprécier
l’étendue…), de rouler, ou peut-être de faire la culbute ou la
pirouette, « marchant » successivement sur l’une puis l’autre de ses
extrémités dans un mouvement de tonneau avant, un peu comme une auto de
cascadeur piquant du nez et partant en roulade avant en appui tantôt sur
le coffre arrière et tantôt sur le capot avant, puis poursuivant sa
culbute sur le coffre pour s’arrêter enfin sous nos yeux au terme d’une
course qui au total n’a pas pu excéder deux secondes et dont j’ai
observé la dernière. La pierre est immobile maintenant : en remontant la
voir de plus près, je rassemble mes esprits et réfléchis, me sentant un
peu fou, qu’une pierre plate ne roule pas mais patine sur une face ou
rebondit pour partir presque toujours à l’horizontale. Pour le moins je
me demande comment je vais pouvoir expliquer cela en restant logique et
crédible à mes propres yeux : les neurones s’entrechoquant, j’arrive à
hauteur de cette pierre très ordinaire pour m’opposer à Patrick qui déjà
amorce le geste de la ramasser, puis entreprends de faire mon « travail
» à moi : les baguettes… Elles entrent en action : s’entrecroisant,
elles démontrent cette fois encore que l’endroit où se trouve la pierre
est un nœud tellurique. Question : est-elle accidentellement sur un nœud
? La pierre une fois enlevée, je teste le point où elle était : pas de
réaction des baguettes, rien ! Je place alors la pierre au centre d’un
carré tellurique préalablement déterminé et normalement « neutre » : sa
présence provoque la déviation des baguettes, prouvant qu’en un point
neutre, c’est elle qui constitue l’événement ! Ce fait se retrouvera à
chaque fois, vérification étant opérée bien sûr systématiquement. Dans
mon esprit c’est clair : ces pierres sont «réactives » et créent ce
tellurisme là où elles sont, c'est-à-dire qu’elles trimballent cet effet
partout où elles se trouvent.
Sitôt Pierre m’assaille : « tu vois ! ». C’est vrai qu’il n’y a pas un
chat à 200 mètres à la ronde, en tout cas pas avant le petit bois au
loin ; que tout intrus ou manipulateur y serait sans nul lieu où se
dissimuler et que la montagne, ici, est pelée et ne répond que par le
vide à notre quête désespérée d’indices ; et surtout que j’ai été le
premier à observer le phénomène et à le signaler aux autres…Trop fort,
le génie de la montagne ! Revenus à notre point initial, Pierre
mitraille et me prend en photo, inquiet de savoir si je ne baigne pas
déjà dans la potion magique du col de Vence. La réponse tombe sur son
numérique : ce qui aurait dû être mon tronc et ma tête est devenu cette
chose qui se scinde, depuis ma taille désormais indistincte, en deux
tronçons faits de lumière bleue qui nous rappelle, amusés, les lumières
trop vraies des films à succès de Spielberg. Sur mon étagère culturelle
vacille un instant le rappel que ce dernier s’est inspiré de faits
exacts (mon démon) tirés des 100.000 cas retenus par l’astrophysicien
Hyneck pour produire sa nomenclature (son livre !) des rencontres de
troisième type (en fait de quatre ; il y ajoutait l’enlèvement). Pierre
exulte. Nous sommes alors dans des positions inverses de celles de tout
à l’heure : c’est moi qui ai le dos tourné à la direction de l’arbre et
Pierre et Patrick qui lui font face. Ainsi, et devant ce qui lui semble
bien être un signe (mon étonnant « portrait » sur son numérique), il
lâche cette question qu’il semblait bien tenir en réserve depuis le
début de mon arrivée à Nice : « voilà, faut-il qu’il revienne avec nous
à Vence ? »
A qui l’adresse t-il ? Il ne l’a pas adressée à lui-même ni à Patrick
non plus (ni à moi !).
C’est alors que, produit à mi-hauteur dans le dos de Patrick, j’entends
le claquement sec désormais familier, et que nous observons aussitôt
ensemble une pierre de la taille d’une grosse noix roulant à terre
derrière lui comme en réponse à la question….
« Voilà », conclut Pierre, « il faut que tu reviennes avec nous à Vence
l’année prochaine » !
Je ne sais pas encore que je suis devenu presque hystérique. C’est dans
cet état que nous nous rendons (que je me rends) à Cannes où Pierre
avait rendez-vous en fin de soirée. « Les pierres », m’explique Patrick
doucement, « semblent venir en réponse ». Je décide de formuler une
question en espérant très fort que cette fois le signe s’adressera
directement à moi en matérialisant une pierre, si possible énorme comme
le caillou de la Croix-Rousse à Lyon (un bloc de plusieurs tonnes)
carrément sur les marches du Palais des Festivals de Cannes. Tant qu’à
faire…Patrick sourit et évoque d’autres occasions similaires quoique
plus discrètes et surtout nettement plus petites mais dont justement le
ciblage semble bien avoir constitué réponse personnelle…
Garés en vue du palais des festivals, la tête à mon tumulte, j’ai oublié
qu’il fait chaud au bord de mer après la veillée glaçante du col. C’est
la logique, mieux que l’inconfort, qui me commande d’ôter les couches de
polaires chaudes devenues encombrantes. Besoin de légèreté... La parka
va sur le siège arrière : mon siège avant, tendu de cuir noir, est vide.
J’enlève aussi la polaire de montagne, puis décide de me mettre en
maillot, bras nus, et ôte aussi ce gilet chaud sans manches que je plie
dans la longueur et dépose sur le siège avant. J’ai en redescendant du
Col, formulé une demande secrète en espérant voir un caillou en accepter
les termes en roulant à terre sous mes yeux !!! Enfin en T-shirt, car il
fait au moins 20°, je décide de reprendre mon gilet et de le passer lui
aussi à l’arrière du véhicule.
L’opération de lever le gilet déposé soigneusement sur le siège découvre
…UNE PIERRE posée là , de la taille d’une noix et de forme légèrement
pyramidale, contrastant par sa couleur avec le siège de cuir noir, et la
surprise est totale : il n’y a eu pas un seul témoin ; Patrick s’était
éloigné depuis un moment pour faire quelques pas et tirer sur sa
cigarette, Pierre étant à son rendez-vous devant la banque de l’autre
côté de la rue.
Je hurle à l’adresse de Patrick ; j’irai chercher Pierre précipitamment.
C’est une pierre blanc-jaune comme il y en a au Col et ce n’est pas une
plaisanterie : personne n’a approché le véhicule et je l’ai moi-même
déplacé pour trouver une place qui gêne moins le passage, coupant court
ainsi à toute manipulation. J’ai l’impression d’être joué, pourtant…
Dans le train, me poursuivra jusque chez moi cette odeur de pierre à
feu, d’arc électrique, d’ions négatifs en somme que l’astronaute
Harrison Schmitt en mission sur la lune dans le module ‘Challenger’ en
1972 baptisera d’une formule à l’emporte-pièce relevée dans un article
de la NASA sur le Net : « Ça sent comme la poudre à canon, ici » (‘smells
like gunpowder in here !’) pour désigner la poussière de Lune ionisée
négativement collant à leurs combinaisons de sortie, et dont l’odeur
s’est répandue dans l’habitacle du véhicule spatial… Pourtant, nous
sommes sur terre, et pourtant je redoute à l’arrivée chez moi qu’une
pierre occupant toute la taille du salon, et dont on se demanderait
comment elle avait pu entrer (vu qu’aucun ouvrant de l’appartement n’en
aurait rendu l’accès possible), ne s’y trouve à manger l’air qu’on y
respire en contraignant son occupant, votre rédacteur bien malade, à
raser les murs désormais. Je resterai fou quelques jours, avant que,
comme nos astronautes, je ne redescende sur terre.
Combien d’auteurs que j’ai étudiés s’interrogeaient sur la nature de la
réalité ! L’Académie des Sciences, à qui je poserai plus tard la
question de la possibilité NON-GEOLOGIQUE de la formation de roches sur
terre me répondra cliniquement que non. Je suis sûr désormais qu’il
existe une possibilité d’accrétion de matière due à l’arrivée sur terre
par un trou dimensionnel de ces pierres qui ne sont pas venues du ciel !
A Vence, le mystère est entré par une porte que nul jusqu’ici n’a
fréquentée (une porte du ciel) et que quelques inconscients ufologues
ont voulu résoudre sans passer par l’Académie des Sciences.
Thierry Albert ASTRUC, Toussaint 2005
De cet épisode, un souvenir me reste.
Je me tiens debout, bien campé sur
la roche du plateau du col de Vence, près de Nice, au lieu (de notre
appellation) dit Village 2, en ce jour de fin Avril 2006, et considère,
interdit, Pierre Beake me tapotant l’épaule amicalement tandis qu’il
m’adresse ses félicitations :
« Bienvenue au club », me dit-il,
« tu as fait ta deuxième photo d’engin de la journée ». Le sentiment de
lassitude qui m’envahit déjà devant la tâche insurmontable de lui
expliquer que non, m’empêche de protester pour l’impuissance éprouvée de
n’avoir justement rien fait de particulier, à part produire un bon cadrage
de ce que j’estime n’être qu’un paysage sans intérêt distinct. : j’ai
seulement braqué son numérique, qu’il m’a tendu pour l’occasion dans le
but de réaliser quelque cliché surprise au cas où la chance me sourirait
plus qu’à lui…Quelle stupidité ! Pas pour des gens intelligents, ces
photos surprise qui s’inscrivent toutes seules sans avertir et que l’on
découvre après sur l’écran comme tout le monde, en contrôlant sitôt le
cliché fait : bien sûr, il ne devrait rien y avoir du tout sur
l’image, comme au moment de la prise de vue où rien devant soi
n’appelait l’attention…et pourtant, en repassant l’image il y a
quelque chose ! Voilà qui me fatigue….
J’en ai marre d’être ce non
photographe ; je fais simplement plaisir à Pierre dont l’enthousiasme
touchant et juvénile est demeuré tout neuf après tant d’années alors que
moi je suis excédé et pompé consécutivement à une seule séance ! Lui n’a
pourtant aucune raison d’être dans ces dispositions, venant juste de
« taper » à la suite près de DEUX CENT photos, sitôt ré-effacées après
constat qu’il n’y avait rien à signaler sur l’écran !!! Voilà qui en
userait plus d’un ; lui en revanche a cette expérience acquise qui
l’incite à poursuivre. Il me montre donc à la volée le fonctionnement de
son Sony, omettant de m’expliquer que cette véritable usine à gaz réagit à
la moindre pression appliquée par inadvertance, comme celle que je ne
manque pas de produire faute d’avoir su exactement où coller les mains
pour tenir enfin du bout des doigts ce dé à coudre photographique.
Sans le savoir, j’ai actionné le
mode rafale, et l’appareil, au lieu de produire le gentil cliché que je
lui ai demandé, subdivise aussitôt la prise de vue en autant de photos que
ce mode a en stock, soit 7, la surprise me laissant tenu au bout du
déclencheur comme l’apprenti sorcier scotché après sa gaffe…Se récriant,
Pierre efface promptement les premières vues enregistrées, décidément sans
intérêt, puis se concentre sur la dernière qu’il agrandit 10 fois : là,
dans le ciel, se trouve ce qu’il désigne comme un cigare volant (ce ne
peut être une poussière, une « mouche », comme on dit dans le jargon de
métier du photographe), d’autant que le lyonnais que je suis a déjà même
identifié la forme familière de la navette, pièce essentielle des
anciens métiers à tisser des ouvriers en soierie de la Croix-Rousse, à
Lyon, les fameux Canuts : oblongue, très aplatie, au milieu de laquelle
semble pratiquée une fente courant sur toute la longueur de la partie
centrale. « Ton second ovni », s’écrie Pierre, comme reprenant le rôle du
magicien.
Un instant je le dévisage, pensant
qu’il s’offre ma tête, mais l’enfant demeuré que j’avais vu premièrement
ressuscité, est devenu ce maître des mystères comptabilisant, l’air
presque blasé, des phénomènes réputés intrigants… Je proteste
encore, mauvais élève pris en flagrant délit : « J’ai rien fait, m’sieu ! »,
mais l’image captée est bien là, décourageante ! Photographe ayant plus de
trente ans de « bouteille », je m’enorgueillis de faire les photos que je
veux (ce n’est pas la photo qui me fait ; c’est moi qui fais la
photo) et d’y mettre ce que j’entends y voir figurer. Ici, au contraire,
c’est le sujet qui a fait irruption (effraction ?) sans prévenir ni
s’annoncer, et l’on n’a plus qu’à contempler les résultats…
Sans s’annoncer ?
Mais au fait, NON !
Pierre ne s’était-il pas
interrompu pour dire, il y a quelques instants, « j’entends un
bourdonnement, tu n’entends rien ? « ils » doivent être là ! ». Peu
habitué à guetter ce détail je n’ai pendant ce temps rien observé et
réponds par la négative tandis que pris d’une ardeur nouvelle (le
sentiment d’un signal envoyé par le phénomène ?) il recommence de
fureter autour de cet arc de cercle de pierres monumentales dressées en
des formes que la nature a sculptées, telle ici celle reproduisant
l’allure caractéristique du champignon morille par dessus lequel, dans la
première photo-surprise que j’avais « faite », se présentait un
« cigare » volant aux contours bien dessinés! L’instant suivant, nous
retrouvant par hasard face à face presque au même endroit au sein de
l’arc de cercle, après nos arpentages respectifs, nous nous exclamons
simultanément sans même nous être consultés, l’un « j’ai tout d’un coup
très sommeil, je ne sais pas ce qui m’arrive », l’autre « je
m’endormirais maintenant presque sur place tellement j’ai sommeil ».
Prenant brusquement conscience
d’un danger, je lutte pour revigorer mes esprits, me représentant déjà
mystérieusement endormi quelque part au volant, ailleurs n’importe où,
sans même avoir senti monter cette soudaine violente envie de dormir…C’est
bien à la suite de ces événements pourtant (le bourdonnement ; le sommeil)
que nos deux clichés ont été faits : le premier d’un cigare noir sur fond
de lourd ciel orageux, le deuxième d’un cigare blanc formé de transparence
empruntant justement au blanc éclatant des nuages saisis dans le lointain
toute sa diaphane consistance… le tout, sans que se soit fait sentir,
pendant tout ce temps, de volonté déterminée…nous, surpris par l’absence
et puis laissés vacants : irresponsables, donc ?
…alors que des dizaines de minutes
auparavant, Pierre m’avait assigné de parcourir la rocaille saillant du
sol jusqu’à parfois plusieurs mètres de haut, ou de tourner autour d’elle
en quête ( ne dit-on pas d’un chien nez au sol qu’il quête ?)
d’endroits où « tu sentiras quelque chose »… qu’il disait !!! Bonjour la
méthode scientifique ! Retrouvant ainsi un peu d’humeur primesautière,
bondissant d’un amas à l’autre ou grimpant au faîte d’une roche pour
hurler à son attention « là, vas-y », tandis qu’il déclenchait l’appareil
dans ma direction où il espérait voir paraître peut-être un phénomène, à
la vue ou sur l’écran de son numérique ou les deux à la fois, nous
participions à un tir aux pigeons d’un genre un peu particulier : pas le
moindre gibier ne fut ainsi saisi, malgré l’ardeur inspiratrice des deux
pigeons participants ! Rien, absolument RIEN , en DEUX CENT
photos ! J’étais passablement las ; le jeu entre les rochers avait
assez duré ; je souhaitais maintenant que l’on passe à autre chose : il y
a de bien belles choses à Vence ou à Nice, et j’envisageais de déclarer
quitte avant de voir le ras-le-bol s’installer. Bon, j’avais vu un site
impressionnant, restait à voir celui du dromadaire et de la « trace »,
plus spectaculaire encore, le lendemain…Mais voilà : nous avions engrangé,
« fait », deux clichés de cigares… !
Cheminant vers l’auto, et alors
qu’il s’enthousiasmait sur le programme bien alléchant du lendemain, je
fis à Pierre, conscient ce faisant que je me gâtais la sauce à moi aussi,
la remarque que nos prises ne pouvaient pas être qualifiées d’OBJETS
(…volants non identifiés) puisque d’objet il n’y
avait pas, dans le ciel et visible à l’œil nu, mais bien plutôt d’IMAGES,
puisqu’ils n’apparaissaient que sur l’écran de l’appareil numérique…La
remarque était assurément déjà bien intégrée car elle n’appela pas le
moindre commentaire…tant nous avions tous deux bien présent à l’esprit
l’effondrement évité de toutes nos facultés suite au syndrome de sommeil
brutal, combattu par notre soutien réciproque. Il n’est pas sûr que je
ne me serais pas étendu si j’avais été seul…
C’est sur ce sentiment de
descente dans la dangereuse indifférence d’une conscience pétrifiée que je
rentrai ce soir à l’hôtel et fus vite endormi, d’une moins dangereuse
narcose…
Le lendemain, en proie à une
torpeur dont je n’identifiais que mal la présence, je fus au lieu appelé
« dromadaire » ; mais il ne faut pas se fier aux noms : je l’ai baptisé
« terrain de football », tant il présente ce vert irréel des pelouses
anglaises : mais ici il semble excavé dans le bas mourant de la pente au
pied d’une aire de tribunes faite de roches dressées sur un seul côté du
stade, pierres levées déployant toutes les formes, petites ou grandes,
dont l’apparence monumentale, impressionnante de solennité, rend, dans la
juxtaposition, incongrue cette aire de jeu d’adeptes du ballon rond : un
terrassier d’un autre monde, bac à gâcher rectangulaire géant entre ses
mains de démiurge, a imprimé en la forçant dans le socle minéral cette
enclave de vert irlandais que flanque le gris plus barbare de la roche
souveraine, étouffante à souhait…
Car j’étouffe, en effet : les
symptômes de la veille ne sont pas encore dissipés.
Croyant être à mon affaire, je
reprends l’arpentage, pourtant peu à peu démotivé comme le temps
avance : partout je trouve des nœuds telluriques, même hors croisement de
lignes, là où il ne devrait pas y en avoir : le champ est un vaste
couvercle vert sous lequel s’agglutinent sangsues pompant toute énergie
visible …dont la mienne, amenuisée encore quand je parviens au cœur de « la
trace », cercle d’herbe plus verte visible non loin du lieu où
figurerait sur un terrain de foot, près des cages de but, la zone de
réparation, dont il emprunte une partie de la surface, et d’où je dois
finalement m’en aller afin de ne pas laisser gagner ce mal de tête
sourdant sournoisement d’en son sein.
Toujours plus loin, Pierre
photographiait à tour de bras, tandis que je criais pour signaler ma
position et orienter ainsi son tir photographique. Fatigué, je rejoins ses
rochers au bout d’une bonne demi-heure : déjà, je suis zombie, et ce début
d’averse vite tarie n’a pas suffi à me régénérer malgré l’appui escompté
de sa fraîcheur. Nous grimpons dans les « tribunes » mais en parcourons le
sommet sans plus de succès. Et quand, à cet endroit où un arbre, violant
la belle solidarité dans ce coin de spectateurs de pierre figés, fait, de
l’écharpe de ses branches, comme défi parmi ces supporters du camp adverse
où il s’est infiltré pour se dresser soudain et brandir ses couleurs, une
autre manifestation, moins intempestive, appelle l’attention : le
claquement sec familier caractéristique d’une pierre sur le point
d’apparaître et de chuter.
Bruit amorti de choc contre une
bille de bois, suivi de tintinabullement de petite pierre ricochant sur
l’amoncellement rocheux : tout ce qui signale ce caillou que je n’ai pas
vu. Je me retourne vers Pierre. S’il n’a rien noté cette fois, il réagit
très vite : pour lui, le phénomène m’interpelle de façon privilégiée, me
confiant le rôle habituellement dévolu à lui d’ « antenne » de réception.
Vite il engrange les prises de vue, hélas sans succès mais il ne grognera
jamais, à la différence de moi, se contentant de noter la rareté, sinon le
côté « chiche », de ce travail d’ufologie à maigre recette :il laisserait
banqueroute les financiers du stade dont nous parcourons le sommet des
tribunes. Parvenu enfin au dromadaire-il a hâte d’y être et m’y a précédé-
le grand maître officie jusqu’à être à court d’idée (et de résultat !),
puis soudain me propose de poser devant la grande pierre comme devant des
pyramides : suis-je bien ce à quoi s’attacherait en cet instant le
phénomène ? C’est une éventualité à ne pas laisser échapper, dit-il. Il
me prend envie de rire : je suis bien assez vaincu par la lassitude pour
n’opposer de résistance à rien du tout, et permettre le transit du
phénomène, pourquoi pas… ? De plus, Pierre me pousse presque jusqu’à
l’endroit triomphal où je devrai prendre la pose !
La première photo montrera, même
si nous ne l’avons pas remarquée d’abord, sorte de toupie tronconique
croisant à droite du dromadaire ; au second cliché, elle s’avérera être
passée côté gauche !!! Pierre, ravi, et arrivé au point où il en déconne
presque de jubilation, a cette intuition formidable d’enclencher le
retardateur et de se joindre à moi pour figurer sur une dernière pose.
N’est-ce pas lui le vrai « gourou », celui par qui tout doit
arriver ?!!!
C’est banco ! Au dessus de nos
têtes figure, sur la photo nouvelle, une splendide soucoupe de type
Adamski (celle même reproduisant l’épisode douteux du « contacté » bidon
du même nom, et qui fut démasqué, et qui n’était que la reprise d’un
ancien cliché des soucoupes construites et mises au point par les nazis,
non sans succès parfois, et dont la désignation prolongeait celle des V2
de sinistre mémoire (les Vergeltungswaffen 2, ou armes de
représailles n°2) utilisées pour bombarder Londres : V4, V5, V6 etc…) :
celle-ci, en revanche, en reprend bien la forme ; son contour est
défini au point de ne pouvoir la confondre avec absolument rien d’autre.
Pourquoi cette forme des premiers engins d’il y a plus de 60 ans… ?
Nous exultons : « 5 ovnis en deux
jours, ma caille » dit Pierre y ajoutant l’expression familière des
intimes du groupe. Serais-je adoubé ? « Ton baptème du feu ; tu vois, le
phénomène a montré qu’il se rendait disponible pour toi : bienvenue au
club ! »
Je n’y comprends plus rien : je
n’ai toujours rien fait, et ces choses se passent…Reste qu’il a fallu des
centaines de prises de vue, le secours d’un hasard dont on ne comprend
pas plus le dessein que les raisons du moment de son
intervention…Ou plutôt si, mais en récupérant le fait qu’à chaque fois,
signal infime fut donné que seul Pierre a perçu, rôdé qu’il est par près
de 15 ans d’expérience et la montée au Col près de 200 fois par an!
200 : pour ainsi dire le nombre de vues effacées de son
numérique à chaque séance de prise de vues ! C’est cher la soucoupe ! Pour
moi, au palmarès d’observations en raréfaction au fil des ans, c’est
presque fête : ici ça brille comme un sapin de Noël…
J’ai pour plus d’un an d’études à
réaliser après cela : on ne me reverra pas de sitôt au Col : l’amitié
faite y est irremplaçable ; mais comment rester sourd à ceux que je
néglige de mes parents ou amis vivant sous d’autres cieux qu’à Nice ? Ca
y est : je tiens mon prétexte pour rompre cette monoculture… D’ailleurs
ne faut-il pas se méfier ? Pierre n’avait-il pas dit lui-même : « tu
verras, tu seras « accro » au Col, tu ne pourras plus t’en passer, c’est
comme une drogue ; bientôt tu devras déménager ». Accompagnée par de
moins drôles cerbères, mon auto roule qui me conduit plus loin…
Thierry
Albert Astruc.
Baud, le 24 Mai 2006
astructhierryalbert@yahoo.fr
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